Une chose appréciable ici, c’est l’efficacité des systèmes de distributions, surtout pour les gens comme moi qui affectionnent les commandes sur internet (Amazon est mon ami). Exemple: j’ai commandé hier, samedi matin un chargeur de piles. Le prix étant supérieur à 12 euros, les frais de port sont offerts. Comme je n’ai toujours pas de carte de crédit, je choisis le paiement au combini (convenience store, tous les 200 m, ouverts 24/7) où je passe régler ma commande après le déjeuner. Le colis est préparé et expédié hier soir, et le voilà ce midi à ma porte, remis en main propre. Parfait. Et dans le cas où j’aurais été absent, un petit mot dans la boite aux lettres m’aurais indiquer le numéro à contacter pour que le livreur repasse entre différentes fourchettes de créneaux horaires de deux heures.

En France ça se passe plutôt comme ça (dans le pire des cas, mais ça m’est déjà arrivé). Commande et règlement le mercredi, envoie du colis le jeudi, flemme du livreur le samedi matin, rien, avis de passage dans la boite aux lettres le lundi ‘je suis passé samedi, vous étiez absent…‘, faire la queue à la poste pour récupérer le paquet. J’ai aussi déjà eu le droit au livreur de Chronopost qui grogne à l’interphone ‘Descendez, y a une lettre pour vous, j’ai pas que ça à faire.‘ Le monde à l’envers.

Pourquoi tant de différences. Est ce dû uniquement à la diligence des japonais. Pas seulement, au Japon il y a trois grandes sociétés de livraison qui se partagent le travail et concurrence oblige l’efficacité est de mise si on veut garder ses clients. Pour la poste, pas d’épée de Damocles, pas de raison de s’affoler.

Pour le labo c’est un peu différent. Quand en France le représentant commercial de telle ou telle société vient, c’est sur rendez-vous, deux, trois fois par an pour présenter les nouveaux produits ou les promotions saisonnières. Pour les commandes, c’est par téléphone ou par internet, la livraison ne se fait en présence du commercial que si le montant de la commande comprend un certain nombre de zéros. Ici les commerciaux de toutes les sociétés passent tous les jours, viennent voir si on a inscrit un produit dans les carnets de commande respectifs, demandent des précisions si nécessaires et apportent le dit produit le lendemain avec courbettes (même s’il ne s’agit que d’un kilo de sel à 10 balles, pardon, 1 euro). J’ai un peu de mal à imaginer la rentabilité de ce modèle économique.