Ben voila, j’ai fui comme un lâche pour me planquer a Kyoto pour quelques jours, abandonnant femme et travail, alors que tous les japonais continuent a travailler inlassablement, malgré les risques de répliques, les coupures de courant.
J’ai succombe comme plusieurs de mes compatriotes a la panique, renforce par le message alarmiste de l’Ambassade nous encourageant a évacuer la région avant de fermer ses portes pour plusieurs jours.
Il est vrai que ce mois-ci je suis occupe a rédiger des dossiers, ce qui peut aussi bien se faire au labo qu’a la maison, et que personne au laboratoire ne dépend de mon travail ou de ma présence.
C’est aussi les difficultés de communications qui ont alimente mon angoisse, mon appréhension de me retrouver face a une réplique forte, a une situation d’urgence avec aucun interlocuteur, de me retrouve abandonne en fait.
Maintenant que je suis au calme, un peu plus a l’abri, je mesure tout la différence avec ces populations dans le nord qui ont tout perdu.
Donc, en résumé, je vais bien, mais je ne suis pas très fier de moi…
Quelques images du séisme et du tsunami et de ses consequences
par kegoo
15 Mar 2011 à 02:29
relax, au moins t’es safe, t’as bien fait de t’éloigner un peu.
madame est restée à tokyo ? elle a pas voulu lacher le taf ?
par yannick
15 Mar 2011 à 06:53
il n’est pas question de faire montre de « bravitude » mais de prendre des précautions pour préserver la « Recherche »…qui manque de cerveaux…alors si tu pouvais conserver le tien à peu près intact le pays t’en sera reconnaissant!!
Trêve de boutade, tu as fait un choix sensé…
par Bertrand
16 Mar 2011 à 08:09
Attention au syndrome de culpabilité du survivant.
Comme dirait Ken.
(OK, c’était juste une tentative d’humour)