Après une semaine de ‘retraite‘ dans le Kansai paisible, il était malheureusement temps de revenir a Tokyo pour reprendre le travail, en particulier terminer la rédaction de dossiers.
Plus d’une semaine après la catastrophe, les répliques quotidiennes sont encore nombreuses (4 hier, 2 ce matin…) et minent le moral (et mes nerfs). Le cœur fait un bond a chaque fois, alors que les stores remuent a peine. Les projets de migration définitive dans le Kansai, avec travail, vont être très sérieusement étudiées dans les prochains temps.
Tokyo n’a plus nos faveurs.

par Bertrand
24 Mar 2011 à 07:45
Saine psychose ! – Je m’explique :
la machine médiatico-émotionnelle à audience par la peur connaît ici un emballement sur la question nucléaire qui confine à l’hystérie.
Non pas qu’il faille occulter Fukushima – il y en aura, des cancers – mais les 20000 morts du tsunami lui-même, l’abominable dévastation causée par ce phénomène pour le coup 100% naturel ne recueillent pas une minute d’antenne là où la radioactivité des épinards ibarakiens (1/300e d’examen au scanner ?) et l’inévitable nuage (quasi-indétectable, en fait – mais bon, of course, après Tchernobyl…) monopolisent le grand cirque du temps de cerveau disponible.
Il est donc notable que ton billet à toi, qui es sur place, rétablit la hiérarchie factuelle des peurs en s’émouvant spontanément plus des séismes eux-mêmes que de la radioactivité (dont je présume qu’elle ne te réjouis pas pour autant, comme elle ne réjouit personne – à part certains évidemment)