Les tremblements de terre ont été fortement présents cette semaine.

Pour les japonais, rien de bien excitant, blasés la répétition des secousses années après années, mais pour les autres, novices en la matière, l’émotion ressentie est tout autre. J’avais déjà fait l’expérience de quelques secousses de force 2, mais rien de bien méchant.

Attention, les japonais ont un autre système de notation de l’intensité des tremblements de terre que l’échelle de Richter et basé sur les effets ressentis et subis de la lampe qui se balance légèrement aux meubles qui volent à travers la pièce.

Mercredi soir donc, en quête de sommeil vers 1h du matin, je commence à sentir une légère vibration (position allongé aidant), confirmée par le bruit de la vitrine de mon bahut, rien de grave. Mais voilà que dix minutes plus tard ça recommence, cette fois un peu plus longtemps… bizarre, c’est pas bon signe ça. Et 15 minutes plus tard ça recommence cette fois, ça remue bien pendant une bonne minute. Panique à bord, que faire ? S’habiller? Préparer son sac de survie (ah non pas possible je l’ai pas acheté trouvant le prix trop cher)? C’est fini où on va avoir droit à mieux dans 20 minutes ? A défaut de trouver des réponses ou d’entendre les sirènes d’urgences, j’allume la télévision, rien… juste les programmes habituels. Ah si, 5 minutes après flash spécial sur la chaîne nationale avec carte et explications des zones touchées. Rien de plus. Retour au lit donc pour un sommeil quelque peu agité.

Au cours du reste de la nuit et des jours suivants plusieurs autres petits séismes ont eu lieu, répercutions du « gros » de mercredi soir.

Restent des questions. Comment ne pas panique à chaque secousse ? Et peut-on vraiment s’y préparer, physiquement et mentalement ? L’avenir apportera des éléments de réponses, pas trop fortes j’espère.