Ce matin, pour une fois que le chien de la propriétaire n’aboyais pas, j’espérais profiter du temps alloué pour faire la grasse matinée. Quand le sol s’est mis à bouger et la lampe à osciller légèrement je me suis donc à peine retourné dans mon lit.
Mais quand un peu plus tard je me suis décidé à entamer ma journée et que j’ai allumé la télé, j’ai découvert que le maigre force 3 que j’avais ressenti une petite heure auparavant était en fait un séisme de magnitude 7.0 qui a frappé le nord de la péninsule. L’échelle de Richter n’est pas très parlante et les japonais utilisent une autre échelle basée sur les effets ressentis allant de 1 à 7 avec subdivision en -/+ pour les niveaux 5 et 6. Ce matin c’est donc un séisme ressenti jusqu’au niveau 6+, l’avant dernier niveau de l’échelle, qui a été ressenti dans la région de Sendai, autant dire du gros.
Couverture permanente à la télévision permettant de se rendre compte au fur et à mesure de l’étendue des dégâts dans cette région forestière très vallonnée. Beaucoup de glissement de terrains, des pans de montagnes effondrés spectacle d’autant plus saisissant quand on voit le mince ruban de bitume d’une route sillonnant à travers la foret coupé net et laissant place à un précipice comme si la terre avait été tranché par un sabre géant.
La région étant heureusement faiblement peuplée, le bilan humain est relativement faible avec moins de 5 victimes, une dizaines de disparus et une centaine de blessés. Imaginer les conséquences d’un tel séisme dans une zone fortement peuplée comme Tokyo fait froid dans le dos et fait ressurgir les images de dévastation des séismes chinois.


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