L’ennemi public numéro un de la mégalopole japonaise, le nuisible ultime c’est le corbeau.
Vous vous plaignez des pigeons qui roucoulent et ch.. partout, mais le corbeau mes chers amis c’est autre chose. Ils sont gigantesques, faisant passer une dinde de Noël pour une caille, bec sur-dimensionné, œil mauvais et croassent lugubrement du matin au soir. L’ennemi est bien connu, grâce aux nombreux documentaires télévisés sur le sujet: les ornithologues étudiant le comportement social des volatiles, décrivant leur acuité visuelle (faible pour le jaune) et les signes de leur intelligence (mise à profit des automobiles pour ouvrir des noix), les municipalités locales mettant en place des pièges et autres dispositifs de régulation des populations, les sociétés privées d’annihilation de nids chez les particuliers. Rien n’y fait, les bougres connaissent parfaitement les jours et horaires de collectes des déchets ménagers (pourtant réduits à 2h deux fois par semaine) et ce n’est pas la présence d’un filet, la couleur jaune des sacs (sensée rendre le contenu invisible aux yeux des volatiles) ou les faux corbeaux morts en plastique suspendus dans les environs qui les arrêtent. Définitivement le corbeau règne en maître incontesté de l’habitat urbain.
Bonjour la psychose en traversant un parc à la tombée de la nuit où des centaines de corbeaux sont en train de se rassembler.

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