Désolé pour le manque de mise à jour depuis presque deux semaines, je manque à mes obligations. Reprenons les choses là où je les avais laissé.
La semaine dernière, fin Juillet, je participais à la Summer School du Global COE, le gros projet sur lequel je suis payé depuis mon arrivée. Et plus important je devais donner une présentation de mon travail, ce que je n’ai appris que quelques semaines avant l’événement. Mais heureusement je ne me rendais pas seul à l’événement, trois doctorantes de l’ULP dont A. se sont jointes (comme quoi les filles sont plus curieuses et aventurières que les garçons). Nous partions plutôt pessimistes suite à la lourdeur et aux aléas de l’organisation. Mais notre scepticisme a été assez balayé.
Dés notre arrivée sur place, pas loin du Mont Fuji, le professeur organisateur a tout de suite donné le ton en disant que c’était l’été, qu’on était là pour profiter du site et la décision de consommer des boissons alcoolisées avant les conférences était laissée à notre libre arbitre. Il a par la suite ponctué les conférences d’éclats de rire et de calembours de son cru. Ambiance surréaliste. En face les intervenants, même de niveau professeur assistant, lutaient avec leur anglais limité pour présenter leurs travaux. Preuve encore une fois du niveau d’anglais affligeant de nombre de scientifiques japonais au demeurant talentueux dans leurs domaines, mais à jamais condamnés à ne pas dépasser le seuil de la reconnaissance nationale. Les seuls qui s’en tirent bien sont ceux qui ont choisis de passer quelques années à l’étranger après leur thèse.
Pas trop le temps malheureusement de profiter du décor pendant le jour et demi qu’a duré la summer school, juste le temps de boire quelques bières le premier soir. Le lendemain midi, photo finish et retour à la capitale. Vous n’aurez je pense aucun mal à identifier sur la photo le dit professeur, aussi surnommé Super Mario et pas seulement par référence à sa moustache.

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