Depuis mon retour pas grand chose d’intéressant. Reprise du travail à fond de train avec directement un séminaire de travail le jeudi et un journal club le lundi suivant, sans parler des manips 7 jours sur 7 maintenant. Bref à priori rien de bien intéressant à vous raconter, sans parler du secret professionnel.

Et pourtant, coup de bol, il s’est quand même passé quelque chose. D’abord une fête de labo au restaurant comme d’habitude pour célébrer l’arrivée de la prochaine vague de main d’œuvre, je veux dire de jeunes étudiants de Master, au printemps prochain. Comme d’habitude boisson à volonté et ambiance détendue.

Mais l’événement de semaine, c’était le tournoi annuel de softball de l’Institut. Septembre est le mois de prédilection des japonais pour les manifestations sportives amateurs de l’école primaire aux laboratoires de recherches. Pourquoi le softball me direz-vous. Tout simplement parce que le baseball, bien qu’étant le sport national, est trop compliqué et techniques pour les débutants alors que le softball (la version pour filles dirons certains) en reprend les bases mais simplifie un peu les choses: la balle est plus grosse (plus facile à voir), le terrain est plus petit et le lancer se fait ‘à la cuillère’, sous la taille, les balles étant par conséquent moins rapides et plus faciles à frapper.
N’ayant fait du baseball qu’une fois au lycée, mes compétences en la matière s’annonçaient plutôt mauvaises. Une petite semaine de mise en forme pré-tournoi chaque soir à base de pompes et d’abdos avait en plus renforcé mon sentiment d’être devenu une vrai loque après presque un an sans activité physique autre que la demi-heure de marche pour se rendre au labo chaque jour. Pour ne pas passer totalement pour un débris je ne suis quand même fendu d’une nouvelle paire de tennis aux couleurs chatoyantes du plus bel effet, des Nike free 5.0 V3, sensée procurer des sensations de course pied nu…

Bref, arrivée sur le terrain, petit échauffement, échanges de balles (je vise toujours aussi mal, ça aussi ça ne s’est pas amélioré), et préparation de l’appareil photo (au moins là j’ai une chance de briller). Premier match, je suis seulement batteur. Arrive mon tour, strike, puis hit, je m’élance vers la première base et comprend à l’approche de mon but pourquoi les chaussures à crampons sur cette terre battue assez molle, impossible de s’arrêter. Je finis en glissade, impressionnante à défaut d’être élégante sur la première base, safe. Batteur suivant, hit, je vole vers la seconde base (au moins je n’ai pas perdu à la course) et atteint la seconde base en glissade contrôlée façon tacle (tant de fois pratiqué pendant les parties de foot dominicales que s’en est devenu un geste naturel). Batteur suivant, c’est reparti mais cette fois je n’ai pas le temps d’atteindre la troisième base, dommage.
Match suivant on m’assigne au poste de défenseur de la seconde base. Monumentale erreur. Bien que n’étant pas l’élément qui a fait sombrer notre équipe dans les tréfonds du classement, on ne pas dire que j’ai brillé en tant que défenseur: temps de réaction trop lent (sans parler de l’absence d’adhérence, pour les changements d’adhérence c’est mission impossible), contrôle de la réception avec le gant main gauche et lancers de la main droite hasardeux. Le match se finit sur une deuxième défaite.
Pour le troisième match, je reviens à mon poste de batteur uniquement. Petit séance d’entraînement à la batte sous l’œil de N., mon pote, qui s’avère être un caïd du baseball, lancers supersoniques, swings fulgurants et contrôles parfaits. Et la leçon paye, deux magnifiques hits qui trois batteurs plus tard se sont concrétisés en points pour mon équipe. Hourra. Bon finalement on aura pas gagné ce match non plus, mais au moins j’aurais eu la satisfaction d’avoir lutté pour la victoire avec mes coéquipiers.

A défaut d’avoir brillé en défense, j’ai par contre saisi la balle dans l’objectif, je vous laisse apprécier ces quelques clichés.