Gateaux de Noel

Et oui comme on est déjà au mois de Décembre, il est plus que temps de se mettre aux fourneaux pour préparer des bons petits gâteaux de Noël.

Pas d’emballement, j’ai commencé doucement avec des butterbredle. Assez facile a faire j’ai vu un peu large pour la quantité. Il nous a bien fallu en cuire une vingtaine de plaques avant d’en venir a bout.

On pensait en avoir pour des semaines, mais le stock a finalement été vidé en 3 jours… va falloir en re-préparer.

A day at SPring-8

J’avoue le coup du beaujolais c’était du flan, j’ai du partir le jour même pour une nouvelle session au synchrotron.

Cette fois ça rigole plus, 6 participants, 200 cristaux a analyser pour 24 heures de faisceau en continu. Et pour être sur de ne pas fermer l’œil de la nuit le hasard avait fait en sorte qu’il n’y ait plus de chambre disponible au dortoir… voila qui s’annonçait bien.

Rapidement le tableau s’est éclairci avec des chambres disponibles pour tout le monde et un paquet de cristaux analyses en un temps record. Résultat on a pu prendre nos repas tranquillement et j’ai même pu dormir. Je n’en dirais pas autant des étudiants, mais ils aiment tellement ça passer la nuit a tester 50 cristaux identiques de piètre qualité, et dormir avec le container d’azote liquide dans les bras le lendemain matin sur le chemin du retour.

Non, ce que j’aime par-dessus tout quand on va a SPring-8 c’est le calme qui règne sur le site. On est entoure par les montagnes, pas de bruit de train, de circulation, de mégaphone, de musique… personne… on est ‘presque‘ en pleine nature. C’est juste dommage d’être oblige de faire plusieurs heures de train pour échapper a la foule.

Beaujolais nouveau…

… avant tout le monde.

Qui c’est qui peut déjà ‘déguster‘ du Beaujolais nouveau dans ces magnifiques bouteilles multicolores?

Voyage de labo

Et oui comme chaque année, on ne peut pas y couper, c’est le traditionnel voyage de labo.

L’organisation est immuable, direction les sources chaudes, visites de lieux touristiques plus ou moins authentiques, dîner gastronomique gargantuesque, beuverie et karaoké jusqu’au petit jour, encore un peu de tourisme et retour au bercail.

Comme toujours direction le Sud-Ouest, vers la péninsule d’Izu, histoire d’être dépaysés (n.d.t. ne plus voir de buildings). Histoire de se mettre dans l’ambiance (je pense), on se farci le train omnibus qui met trois heures pour atteindre l’objectif quand le Shinkansen prend une demi-heure… passons.

On commence par aller se gaver de mandarines dans un verger ouvert au public moyennant la modique somme de 600 yens avec interdiction de ramener la marchandise chez soi.

Pour digérer, petit promenade de 2, 3 heures le long des falaises, dommage qu’on soit du côté Est, pour le coucher de soleil c’est râpé.

Après s’être prélassés dans la source chaude (non mixtes), dîner de poissons et fruits de mer excellent, et pourtant j’aime pô les fruits de mer. Beuverie dévastatrices pour les tatamis des chambres repeints au vin rouge, blanc, au saké et la bière.

Karaoké de haut niveau avec les talents cachés du labo. J’ai dû chanter ‘t’en vas pas’, désolé, y avait rien de mieux de disponible en français…

Deuxième jour un peu plus plat avec visite d’un parc animalier désert, thème Amérique du Sud et cactus… pas très traditionnel tout ça.

Bon voilà, c’était pas mal, mais j’aurais préféré y aller avec ma petite femme plutôt.

Livret de famille

Ça y est, presque un mois après, comme prévu, l’ambassade m’a fait parvenir mon, pardon notre magnifique livret de famille. J’insiste sur le ‘notre’, parce que du côté japonais, mon nom ne figure qu’en annexe du livret de madame…

SPring-8

Il y a deux semaines je suis enfin allé à SPring-8, le synchrotron (cherchez sur wikipedia pour une définition, je serais bien incapable de vous expliquer correctement) japonais de 3ème génération le plus puissant du monde (dixit la vidéo promotionnelle que j’ai dû me farcir et qui fait office de formation accélérée pour l’habilitation a à utiliser tous ces équipement high-tech). Après plus d’un an et demi dans un labo de crystallographie, il était temps.

Petite note, le synchrotron ça sert à quoi, en gros c’est là où on va pour enregistrer des clichés de diffractions des rayons X par nos cristaux de protéines. Ces images nous permettrons de connaitre la structure de la protéine qui constitue le cristal. En gros…

Malheureusement c’est pas la porte à côté, et il faut plus de 5 heures de trajet pour dépasser le château blanc d’Himeji et enfin atteindre le site caché dans les montagnes (par rapport au voyage pour aller à l’ESRF de Grenoble, c’est des vacances, mais pour les japonais ça reste atrocement long). Par contre, comme d’habitude on a hérité du créneau de nuit 22h-10h, mais comme je suis un peu plus haut dans la hiérarchie maintenant j’ai le droit de commencer mes expériences assez tôt.

Comme on arrive sur place avant 17h, heure de fermeture des bureaux d’enregistrement, on a quelques heures a tuer avant de se mettre au travail, le temps de se reposer dans sa chambre individuelle ultra-spacieuse, de manger au réfectoire bas de gamme et d’acheter quelques cochonneries à grignoter pour la nuit, mais en gardant toujours sur soi une bardée de badges et de cartes de sécurités.

Quand les manips commencent c’est l’excitation, on a que 12h et chaque minute est vitale. ON commence par passer les cristaux peu prometteurs histoire de voir rapidement ce qu’ils valent, ce qui prendra tout de même  » bonnes heures. Après c’est mon tour, je n’ai préparé que 10 cristaux que nous passons successivement, tous diffractent plutôt bien et je peux enregistrer une demi-douzaine de jeux de données avant de céder ma place a la doctorante qui a amené, gloups, 50 cristaux à tester. La conscience tranquille je peux aller me coucher sur les coups de 4h30 et laisser les deux étudiants poursuivre jusqu’au petit matin (le chef et le sous-chef sont eux aussi allés se coucher).

Au petit jour, tout le monde se retrouve pour faire le point et enregistrer les derniers clichés avant de prendre le chemin du retour. Une fois rentré il faudra traiter la masse de données enregistrées pour voir ce qu’on peut en tirer et dans mon cas préparer de nouveaux cristaux pour le prochain créneau le mois prochain.

Shin-hanga

Ce week-end nous sommes allés voir une superbe exposition d’ukiyo-e, littéralement ‘image du monde flottant‘ ou plus concrètement estampes japonaises gravées sur bois.

La particularité de cette exposition était de présenter un échantillon des 2000 d’œuvres modernes produites au début du 20eme siècle et désignées sous le terme de shin-hanga, mais utilisant les techniques anciennes développées pendant l’ère d’Edo (dont celles du célèbre Hokusai).

Tres belle exposition, avec pas moins ce 300 œuvres toutes plus belles les unes que les autres et chose appréciable, le calme et la place pour les contempler tranquillement, pas comme dans les expositions queue-le-le du centre ville.

Procédures de mariage 4. Le livret de famille

Oui, parce que pour moi aussi je veux un livret de famille mince a la fin!

Donc après être officiellement maries devant les autorités japonaises, reste a le faire transcrire dans l’état civil français.

Retour a l’ambassade donc munis d’une copie certifiée conforme de l’acte et portant l’apostille du Ministère japonais des Affaires Étrangères (j’ai appris un nouveau mot aujourd’hui) accompagnée d’une petite traduction du dit acte a main levée. Encore une fois service record, on vous fera parvenir votre livret de famille d’ici un mois.

Voila, tout est en ordre, reste maintenant a fêter l’événement comme il se doit, ce qui risque de prendre encore du temps a mettre en place vu nos horaires de travail très japonais.

To be continued donc…

Procédures de mariage 3. La mairie

Munis de tous les documents classiques et du sus-nommée certificat, ainsi que du formulaire de mariage signes par les deux protagonistes et les deux témoins, direction la mairie de mon arrondissement.

La aussi les choses se passent assez vite, les documents sont méticuleusement vérifies et après quelques coups de fil, le dossier est valide. Voila, emballé, c’est pesé, merci et au revoir.

Reste quelques petites procédures annexes a accomplir a la mairie suite au changement de situation des protagonistes, histoire de quand même passer deux bonnes heures a la mairie.

Quelques remarques néanmoins pour souligner la politique de non-intégration japonaise. Un étranger n’étant pas un citoyen, il n’a pas le droit d’être titulaire d’un livret de famille, il est tout juste mentionne en annexe du livret de famille de l’epou(x/se), why not. Mais ceci sous-entend aussi que la progéniture potentielle ne sera rattachée qu’au parent japonais et ne portera que son nom (a moins que le conjoint ne décide de changer de nom de famille)… ça fait plaisir.

Procédures de mariage 2. Le certificat de capacite a mariage

D’abord donc il faut pouvoir prouver a l’administration japonaise que je suis apte a me marier. Pas d’examen au programme, mais la encore de l’administratif.

Il faut nous rendre a l’ambassade de France (heureusement a 15 minutes a pied de notre lieu de résidence munis de nos extraits d’actes de naissance et de livret de famille, mon passeport et quelques formulaires. On appréciera au passage la petite subtilité de la procédure qui nécessite de se munir d’une pièce d’identité supplémentaire qui sera conservée par le garde a l’entrée le temps de notre passage a la section consulaire.

Une fois cette barrière franchie, la prise en charge est instantanée et après une brève vérification des documents, nous sommes libérés.

Retour dans 15 jours pour récupérer le dit certificat, délai durant lequel les bans seront publies et affiches a la section consulaire (bonne chance pour venir les voir).

15 jours plus tard donc, même scenario, certificat (traduit en plus) en main en moins de 10 minutes.

Prochaine étape, la mairie japonaise.