Derrière chez moi y a un…

Non il n’y a pas d’étang, et heureusement, y a déjà assez de moustiques comme ça. Pas d’insecticides répandues dans les villes ici. Derrière chez moi donc, y a beaucoup de petite maisons et parfois des terrains vagues comme ici, preuve que la ville n’est pas si surpeuplée que ça, ou alors que le prix du terrain est exorbitant, ce qui est plus probable.

Comme vous pouvez voir sur la photo, on repère très bien la Tokyo Tower à droite, près de la baie, et le building de Roppongi Hills à gauche (comptez une heure à pied pour chaque destination).

1Q84

Il y a maintenant deux semaines est sorti au Japon le nouveau roman de Haruki Murakami 5 ans après ‘Kafka sur le rivage‘. Déjà apprécié pour ses précédents romans, ‘Norvegian Wood‘ en tête avec ses 4.5 millions d’exemplaires vendus sur le territoire, le succès semble être à nouveau au rendez-vous. Bien qu’aucune information n’ait été divulguée quant au contenu du roman, un million de copies ont été écoulées en une semaine et les imprimeuses tournent pour réapprovisionner les rayons des librairies.

Comme toujours avec les japonais, le fanatisme ne s’arrête pas à l’achat du livre. 6000 exemplaires du CD de musique classique ‘Sinfonietta‘ du compositeur tchèque Leos Janacek, dont l’un des morceaux est écouté par l’un des protagonistes du roman, ont été commandés. Le CD n’avais pas été écoulé en autant d’exemplaires depuis sa conversion il y a 20 ans… De même le roman d’Orwell ‘1984’ (dont la prononciation japonaise est similaire à 1Q84) est aussi en rupture de stock.

Quand aux éventuelles traductions, même si Murakami est un auteur très prisé à l’étranger, je suis déjà résigner à devoir attendre une bonne année.

Reste un dernier point qui suscite ma curiosité, pourquoi les romans japonais sont ils très très souvent édités en deux volumes? On m’a sorti l’argument de la petite taille de chaque volume facilitant son transport, mais cet argument est difficilement justifiable dans le cas des premières éditions qui ne sont pas de poche, comme ici, où comme j’ai pu le voir pour les ‘Harry Potter‘.

Promenade

Ce dimanche, après un samedi plus que pluvieux, le soleil est réapparu. J’en ai donc profité pour me dégourdir les jambes, plutôt que de traîner au labo à faire des manips qui ne marchent pas (de toute façon ça marche jamais le week-end). Et comme ça fait longtemps que je n’ai pas fait une bonne ballade, j’ai voulu voir combien il me fallait de temps pour rejoindre Akihabara, à l’autre bout de la Yamanote, avec comme règle de ne pas marcher le long des grands axes, mais de suivre les petites rues le plus possible, ce qui est bien plus agréable.

Je suis ainsi tombé sur une temple aux décorations toutes particulières,

Un immeuble avec une façade de miroirs hypnotiques,

Les inévitables passages sous les autoroutes,

Des façades d’un autre temps,

Sans oublier le jardin impérial, en plein cœur de la métropole, que je n’avais pas vu depuis un moment,

Au final il ne m’aura fallu que 2h30 pour atteindre Akihabara, pas trop mal.

View Shirokanedai-Akihabara in a larger map

Le soleil aura néanmoins laissé sur moi la marque de son règne, surtout en ces latitudes tropicales.

Fête de l’Université de Tokyo

Le week-end dernier c’était la fête annuelle sur le campus de Hongo. Ambiance festive et colorée avec pléthore de stands tenus par les étudiants, de nourriture surtout. Invité par N. on était d’abord venu pour voir la démonstration du club de kempo dont il faisait part étant étudiant. Très impressionnante démonstration de force et de maîtrise pendant une petite heure, de quoi motiver les nouveaux entrants. Après l’événement N. est resté aux alentours pour guetter le traditionnel concours de descente de saké opposant les première année aux anciens. Concours d’autant plus biaisé que les vétérans ont substitué à l’avance leur bouteille de saké avec de l’eau, résultant invariablement sur la défaite des nouveaux avec la sanction de vider une bouteille supplémentaire. Ce genre de pratiques est en théorie interdit par l’université suite à plusieurs cas de coma éthyliques et de morts.

Par la suite nous sommes aller faire un tour au club de Lego (si, si, sans blagues) créé par un étudiant célèbre pour sa reconstitution du vaisseau de guerre Japonais légendaire Yamato en Lego, pour une taille finale de 4 mètres. Ici rien de grandiose, mais quelques petites constructions amusante comme le slime bleu de Dragon Quest, cher à A.

Au moment de sortir nous nous sommes fait surprendre par une averse tonitruante qui nous a forcé à battre en retraite après avoir été passablement lessivés. Pour nous réchauffer un peu avant de rentrer nous sommes allé à une dégustation de différents saké, toujours sur le campus, en contre-partie du remplissage de petite enquêtes de satisfaction, façon test de dégustation.

L’été sera chaud

Hier soleil de plomb et 28°C à l’ombre, on se serait déjà cru en été (enfin, en France et avant le réchauffement climatique). La promenade dominicale a été rude.

Et d’ailleurs les magasins se mettent déjà au couleurs estivales et sortent les étals de mouchoirs, éventails, yukata. Un ravissement pour les yeux.



Enzo

Je sais je commence à être lourd avec les Ferrari, mais celle là c’était la première fois que je la voyais. Ça me fait toujours sourire de voir une fusée qui monte à 350 km/h se trainer à 20 en ville et à 90 sur autoroutes, vitesse maximale autorisée.


Promis c’est la dernière fois, à moins que je ne vois passer une F1.

Riches 2

A ceux qui pensent que j’exagère quand je dis qu’il y a des voitures de courses à tous les coins de rue par ici, voilà encore une autre Ferrari croisée devant un supermarché du coin hier.

Efficacité

Une chose appréciable ici, c’est l’efficacité des systèmes de distributions, surtout pour les gens comme moi qui affectionnent les commandes sur internet (Amazon est mon ami). Exemple: j’ai commandé hier, samedi matin un chargeur de piles. Le prix étant supérieur à 12 euros, les frais de port sont offerts. Comme je n’ai toujours pas de carte de crédit, je choisis le paiement au combini (convenience store, tous les 200 m, ouverts 24/7) où je passe régler ma commande après le déjeuner. Le colis est préparé et expédié hier soir, et le voilà ce midi à ma porte, remis en main propre. Parfait. Et dans le cas où j’aurais été absent, un petit mot dans la boite aux lettres m’aurais indiquer le numéro à contacter pour que le livreur repasse entre différentes fourchettes de créneaux horaires de deux heures.

En France ça se passe plutôt comme ça (dans le pire des cas, mais ça m’est déjà arrivé). Commande et règlement le mercredi, envoie du colis le jeudi, flemme du livreur le samedi matin, rien, avis de passage dans la boite aux lettres le lundi ‘je suis passé samedi, vous étiez absent…‘, faire la queue à la poste pour récupérer le paquet. J’ai aussi déjà eu le droit au livreur de Chronopost qui grogne à l’interphone ‘Descendez, y a une lettre pour vous, j’ai pas que ça à faire.‘ Le monde à l’envers.

Pourquoi tant de différences. Est ce dû uniquement à la diligence des japonais. Pas seulement, au Japon il y a trois grandes sociétés de livraison qui se partagent le travail et concurrence oblige l’efficacité est de mise si on veut garder ses clients. Pour la poste, pas d’épée de Damocles, pas de raison de s’affoler.

Pour le labo c’est un peu différent. Quand en France le représentant commercial de telle ou telle société vient, c’est sur rendez-vous, deux, trois fois par an pour présenter les nouveaux produits ou les promotions saisonnières. Pour les commandes, c’est par téléphone ou par internet, la livraison ne se fait en présence du commercial que si le montant de la commande comprend un certain nombre de zéros. Ici les commerciaux de toutes les sociétés passent tous les jours, viennent voir si on a inscrit un produit dans les carnets de commande respectifs, demandent des précisions si nécessaires et apportent le dit produit le lendemain avec courbettes (même s’il ne s’agit que d’un kilo de sel à 10 balles, pardon, 1 euro). J’ai un peu de mal à imaginer la rentabilité de ce modèle économique.

Porté disparu

Les japonais sont en émoi, leur loutre de mer fétiche, tellement mignonne est portée disparu. Le quadrupède avait en effet élu domicile depuis plusieurs mois dans la ville de Kushiro (enfin la rivière) à Hokkaido. Baptisé « Ku-chan » (le ‘chan‘ étant une marque d’affection, parce qu’il est trop mignon, pardon, kawaiii), il a même reçu le statut de résident spécial. Cet élan de fraternité inter-espèces est surtout motivé par les 50 millions de yens de bénéfices mensuels dégagés par la présence de la loutre. On comprend mieux leur inquiétude si l’animal décide de prendre le large, au sens propre du terme.
Parallelement, est paru un article au premier Mai que j’ai d’abord pris pour une blague. Le gouvernement japonais, en ces temps de crises et de hausse du taux de chomage (4.8% n’exagerons rien), paye les étrangers en situation précaire pour retourner dans leur pays, avec interdiction de revenir pour l’instant…

Bonne fête maman

Oui, ici aussi c’est la fête des mères et il aurait été difficile pour moi d’oublier vu le matraquage commercial opéré dans toutes les galeries commerciales depuis plus d’un mois. Toutes les raisons sont bonnes ici pour inciter à la consommation surtout en ces temps de crises. Hier donc le grand magasin près de la gare était littéralement submergé de fleurs et de stands pour faire livrer à domicile des bouquets à sa chère maman (c’est moins fatiguant que d’aller lui rendre visite).

edit: damned, je viens d’apprendre que c’est pas encore la fête des mères en France. Pourquoi chaque pays choisit une date différente?