Samedi, direction Akihabara, le quartier de l’électronique.
A peine sorti de la gare on est abruti par les appels incessants au mégaphone du personnel de chaque boutique. On peut trouver 2 types de boutiques. Les grosses franchises, genre fnac ont des rayons sur 7-8 étages et éventuellement plusieurs boutiques dans le quartier, allant des téléphones portables, appareil photos, ordinateurs, consoles, frigos, climatiseur, cuisinières… bref tout ce qui contient un tant sois peu d’électronique. Du coup on passe son temps à passer de l’une à l’autre pour comparer qui a tel appareil moins cher que son voisin. (Au passage j’ai pu voir et toucher le dernier MacBook Air d’Apple, joli petit bijou.) Viennent ensuite les petites boutiques, sur un seul ou quelques étages. Ici la différence est principalement au niveau de la surface. Un gros 20 m² par étage et un escalier exigu pour passer de l’un à l’autre. Claustrophobes s’abstenir. Ici on trouve encore plus de choses. Les articles d’occasions au meilleur prix, les vieilles consoles de la dernière décennie et leurs jeux « collectors » introuvables en France, et aussi une collection impressionnante de figures en tout genre et à tous les prix, un vrai repères d’Otakus.
En poursuivant vers le Nord on atteint après une petite demi-heure de marche (ou 5 minutes en train pour les fainéants) on atteint le parc d’Ueno, un des plus grand parc de la ville qui renferme un zoo et les plus grand musées de la ville. Après une pause devant un spectacle de rue de jongleurs à yo-yo, je poursuis plus avant dans le parc je tombe sur le panneau des expositions en cours, et que vois-je, une exposition sur la France, allons y !
Après un petit texte introductif en français, disparition totale de la langue de Molière sur les écriteaux, exception faite du titre, mais bon si c’est pour écrire « saucière et son plateau »… La foule est dense et l’avancée lente, surtout quand on approche des tabatières ouvragées. Pourquoi ? Eh bien, les japonais et plus particulièrement les japonaises sont littéralement folles de tout ce qui miniaturisé, alors imaginez les devant ces petites boites serties d’or, incrustées diamants et décorées de portraits sur toutes les faces. C’est vraiment trop « kawai » (mignon) et l’excitation est son comble et l’attente aussi. Devant les soupières au contraire place nette, aucun intérêt.
Dimanche matin, au réveil, stupeur ! Encore de la neige ! On m’aurait menti ?
Bon ben il va falloir ressortir le parapluie, moyen de prévention national contre la pluie (de préférence transparent, pour pouvoir le tenir face au vent tout en gardant un maximum de visibilité, même à vélo). Pas de pelle à neige en vue, ni de chasse neige. Quoique, vu la consistance de la neige, plus proche de la bouillie que du manteau blanc qui crisse sous les chaussures, pas besoin de trop s’en faire. Néanmoins dans la rue c’est la débâcle, presque personne qui déblaie, voitures qui roulent au ralentis, midinettes endimanchés en équilibre instable sur leurs escarpins… pendant un moment je me demande si les trains vont circuler. Arrivé à la gare, tout est en ordre exceptées les énormes flaques d’eau sur les quais et dans les trains. Cette fois direction Shibuya le quartier ultra-chébran, comme le weekend dernier me direz-vous, mais on est mode ou on l’est pas. Mais cette fois direction un autre musée (un vrai weekend culturel), le musée Bunkamura pour être plus précis pour une expo sur …. suspense …
Et oui Renoir, un vrai weekend placé sous le signe de la France (il est vrai que le fait que cette année commémore les 150 de relations entre la France et le Japon doit aussi y être pour quelque chose). Cette fois bien moins de foule au musée, peut-être aussi parce qu’aujourd’hui est un jour férié (non chômé), setsubon pour être plus précis, la célébration de l’arrivée du printemps (sic). J’ai donc pu profiter pleinement de l’exposition en toute liberté (de mouvements) pour regarder aussi bien les tableaux du père que des extraits des films du fils.
Le musée terminé, je passe faire un tour dans la galerie commerciale attenante pour découvrir une magnifique exposition d’orchidées (plus de 200 variétés différentes et je n’avais pas mon appareil photo, je m’en mords encore les doigts) suite à un concours national d’éleveurs d’orchidées japonais. Après une petite promenade dans le quartier (et celui d’à côté aussi… on va dire que c’est la neige qui a perturbé mon sens de l’orientation) un chocolat chaud et encore un petit tour dans les boutiques de chaussures (y en a tellement, pourquoi se priver), retour au bercail, pour la lessive hebdomadaire… triste retour aux réalités.

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