Encore de la neige, là franchement ça devient lassant. C’est le monde à l’envers; ici il neige et en France pas. Tout tourne de travers cette année.
Mais avant le weekend, la fin de la semaine, plutôt calme. Pas grand chose à faire au labo, et il y en aura encore moins la semaine prochaine. Tout le monde est trop occupé pour continuer à me montrer le fonctionnement des appareils, en particulier le Master 2 qui s’occupe de moi et qui doit rendre son manuscrit la semaine prochaine. Sachant que ça sera le seul à passer en thèse cette année, Osamu préfère lui donner toutes les chances de réussir. Donc la semaine prochaine, je suis gentiment prié de faire de la biblio, rédiger des projets et continuer à m’enregistrer à l’ambassade ou au bureau de l’immigration par exemple. De toute façon la semaine prochaine sera courte, lundi étant férié.
L’objectif numéro un de ce weekend était donc l’achat d’un téléphone portable avec l’abonnement qui va avec. Bien sûr, avec l’aide précieuse de ma secrétaire personnelle bilingue ‘A’ j’avais préparé le terrain à l’avance, épluché les offres des différents opérateurs, leurs conditions de ventes, l’utilisation du téléphone à l’international et les multiples combinaisons de réductions utilisables et éventuellement cumulables. Sur les 3 opérateurs AU, DoCoMo et Softbank, le premier a été éliminé car ne proposant pas d’utilisation du téléphone à l’étranger et le dernier après consultations aux labo (la raison exacte du desamour pour Softbank m’est resté un peu vague, mais peu importe).
Reste donc plus qu’à choisir le téléphone lui même, compatible international bien évidement. Tous les téléphones étant bourrés de fonctions, cette overdose de technologie a tendance à se ressentir physiquement sur la machine, ne serait-ce qu’à cause de l’écran sur-dimensionné pour un meilleur confort visuel. De la même façon, plus y a de gadgets, plus le téléphone est cher, logique. Donc, j’ai choisi un téléphone petit (relativement) avec pas trop de fonctions (de toute façon j’ai pas l’intention de regarder la télé ou de surfer sur le web avec un appareil qui n’affiche pas plus de 20 caractères par lignes…) : le L704i. Sous ce nom barbare se cache en fait le « Chocolate » de LG, bien connu en France, mais avec un peu plus d’embonpoint.
Avec toutes ces informations en main, direction donc les boutiques de téléphonie mobile du quartier de l’électronique, histoire d’augmenter les chances de tomber sur des vendeurs un tant soit peu bilingues et de bénéficier de réduction avantageuse. Premier constat, la boutique officielle n’est pas si avantageuse que ça, direction donc un magasin indépendant. Lentement mais sûrement le contrat se négocie: téléphone gratuit, engagement de deux ans avec 50% de réduction sur le forfait, forfait 1h, services internet, package internet, numéros favoris, garantie dégâts, prélèvement automatique. Résultat rien à payer aujourd’hui. Rien vraiment ? … et ben non, dommage il faut quand même acheter le chargeur, non inclus dans le pack… Dernier réglage en boutique, le passage des menus en anglais et me voilà reparti, connecté. Ça y est maintenant moi aussi je vais pouvoir passer mon temps dans le train à tripatouiller mon portable et ses innombrables breloques pantelantes. Mais, pas tout de suite, il faut d’abord comprendre comment fonctionne la bête.
Nous voilà donc devant la notice. Exit la notice en japonais, penchons nous plutôt sur la version anglaise, disponible sur le site du fournisseur. Premier constat, ça va être long. Il y a 400 pages au compteur… Second constat, il y a beaucoup de fonctions incompréhensibles: quelle différence entre les mails et les messages R/F ? Troisième constat, après 5 heures de lecture, je vais finalement n’utiliser que les fonctions de téléphonie et de mail. Pas moyen de lire des mp3, internet en japonais incompréhensible et pas moyen de couper le son de déclic de l’appareil photo (une mesure de lutte contre les stalkers qui essaient de prendre des photos sous les jupes des filles dans le métro… ). Seule consolation, il est quand même super beau ce portable, et il ressemble pas à une poêle à frite comme la plupart de ceux que j’ai pu voir.
Mais comme c’est le weekend, c’est aussi le moment d’aller au musée.
Samedi, en revenant de l’opération portable, petite pause à la gare de transfert. Il fait encore jour et il ne pleut, autant en profiter pour faire une petite promenade, surtout qu’il y a un parc pas loin. En fait, le parc abrite un musée, qui propose justement une exposition sur la photographe d’architecture japonaise de ses origines à nos jours.
C’est parti. Très belles photos de différents type d’architecture et de l’évolution de la l’architecture japonais au cours du siècle dernier. Ambiance feutrée et lumière tamisée pour préserver les différentes pièces de collection présentées. Particulièrement belles, les photos de Ishimoto Yasuhiro, avec un sens de la composition et du graphisme admirable. J’en profite pour acheter le livre de l’expo.
Dimanche après une bonne grasse matinée, même programme. Direction cette fois le musée de la photo pour une exposition de Tsuchida Hiromi, intitulée ‘Nippon’ qui cherche à dépendre l’évolution de la culture japonaise depuis la seconde moitié du 20ème siècle. De la culture rurale on passe au milieu urbain et ses flots déferlants de passants, pour ensuite tournoyer dans le faste de la bulle économique avant d’arriver à l’actuel individualiste au travers de photos de plan larges ou chaque couple ou famille forme une entité séparée du reste des personnes présentes. Enfin dernier témoignage de cette évolution au travers de l’auteur lui-même qui s’est pris quotidiennement en photo depuis plus de 20 ans.

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