Jour férié et beau temps aidant, aujourd’hui nouvelle ballade au programme.
Destination Shibuya comme point de départ, c’est pas trop loin de ma station et ça offre pas mal de possibilités. A partir de là, direction le nord-est vers Harajuku, le quartier des boutiques de mode pour jeunes. Ici, dans un dédale de petites ruelles les boutiques de griffes françaises, anglaises, suédoises et j’en passe. Un peu plus loin on tombe sur Otome-sando, LE boulevard de Tokyo, comparable aux Champs Elysées à Paris. Au détour d’une ruelle on peut néanmoins tomber sur des petits cafés sympas. Tiens, tiens une crêperie bretonne !
Je poursuis mon chemin au travers les ruelles pour rejoindre le quartier d’Aoyama et le musée qui m’intéresse aujourd’hui, le Aoyama Unimat Museum, Chagall and Ecole de Paris Collection, rien que ça. Le musée se décompose en petites salles réparties sur 4 étages (n’ayant pas compris tout de suite, j’étais prêt à crier au scandale croyant que j’avais payé 1000 yens pour une dizaine de tableaux). Au programme des toiles de Chagall (logique), Renoir, Monet, Cezanne mais aussi d’autres artistes moins connus (de moi en tout cas) comme Laurencin ou Degas. Pour finir un reportage en français (pour peu qu’on tende l’oreille) d’une heure sur Chagall et son œuvre. Belle exposition, mais je préfère la photographie.
Après le musée retour vers Shibuya en passant par le cimetière d’Aoyama puis les boutiques à nouveau. Admirez d’ailleurs ce superbe gâteau aux fruits, enfin je dirais plutôt ces fruits (dis)posés sur un biscuit.
Pour une fois je vais rentrer avant la tombée de la nuit. Juste une petite halte au supermarché pour trouver de quoi se restaurer ce soir, observer un corbeau vorace en train d’éventrer un sac de bonbons dans le panier d’un vélo garé devant la supérette. Une vrai plaie à Tokyo ces corbeaux. Ils sont énormes, se multiplient constamment et savent pleinement tirer parti du milieu urbain (jeté de noix sur la route pour que les voitures roulent dessus, éventrement des sacs poubelles – d’où les heures de collectes des ordures restreintes; j’oubliais de dire que l’on a pas de poubelle personnes, le ramassage ne se fait qu’à des endroits bien précis et le type d’ordures collectées est différent chaque jour). Et comme il fait encore jour vous avez droit à une photo de l’International House.
Il n’y a personne sur la photo, mais ça reflète tout à fait le sentiment d’abandon qu’on ressent en arrivant.
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