Aujourd’hui c’est le premier jour des congés d’été pour les écoliers japonais. C’est aussi la date choisie par Nintendo pour sortir le dernier blockbuster dans le monde du jeu vidéo, j’ai nommé le très attendu Dragon Quest IX sur DS.Si le nom est peu familier pour les oreilles européennes, il représente ici les racines du jeu de rôle (RPG) sur consoles (plus encore que la série des Final Fantasy) et est synonyme de millions de ventes. Les anciens épisodes avaient eu droits à leur remake récemment, mais cette fois c’est un tout nouvel épisode que l’éditeur japonais a concocté et exclusivement pour la console portable de Nintendo, dont le succès n’est plus à prouver.

Après une campagne de pub monstrueuse et des chiffres de pré-vente annoncés de plus de deux millions de cartouches, je m’attendais à faire à nouveau la queue pendant des heures pour me procurer un exemplaire ce matin. Par chance le magasin au coin de la rue ouvrait spécialement ses portes ce matin à 7h. Arrivé à 7h moins 5 j’ai trouvé un pauvre lycéen devant la boutique, et à l’ouverture cinq minute après nous n’étions guère qu’une dizaine. J’ai donc obtenu mes exemplaire sans difficulté (un pour moi et un pour A., fan de la première heure).

Un peu déçu par le non événement je suis allé voir ce qu’il en était dans les grands magasins de Shibuya. Là aussi à peine une vingtaine de personnes. Le succès n’est-il pas au rendez-vous ou bien le développement de la vente par correspondance et des réservations a-t-il étouffé le phénomène jour de sortie de nouveaux jeux vidéos avec ses files d’attente de 1 km qu’on voit dans les reportages sur le Japon? Le temps et les chiffres de ventes nous le diront bientôt.