Pour la première fois j’ai passé le Réveillon au Japon.
(pas de récit de Noël; ici, en dépit des costumes rouges des vendeurs et des milliers de guirlandes clignotantes, l’esprit et l’ambiance des fêtes de fin d’année n’y est pas; d’ailleurs les sapins de Noël on été dégagés dés le 26 au matin, et la période ne comprend aucun jour férié, seul le 24 au soir est considéré comme La soirée à passer en couple, au restaurant cher de préférence, fin de la parenthèse)
Avec A. nous sommes aller passer le nouvel an dans sa famille en plein cœur du Kansai (Kyoto). Les billets de train avaient été réservé un mois a l’avance histoire de ne pas faire le trajet debout entre deux wagons d’un des innombrables Shinkansen qui ramènent les flots de tokyoïtes en terre natale.
Une fois à la maison l’ambiance est plus calme. Le soir du réveillon, Soba (nouilles de sarrasin) pour faire le lien (symbolique) entre l’ancienne et la nouvelle année et Kohaku à la télévision, sorte de concours de chansons opposant deux équipes de chanteurs enchantant titres originaux et reprises du catalogue musical japonais. A l’approche de l’heure fatidique, sortie à Kyoto pour écouter le son de la cloche et accueillir la nouvelle année (vidéo dans un message à venir).
Le lendemain matin (ainsi que les repas suivants pour les trois premiers jours de l’année) on mange du mochi (pâte de riz grillée) et divers plats froids préparés à l’avance par la maîtresse de maison (qui a le droit elle aussi de se reposer = ne pas faire de cuisine pendant les trois premiers jours de la nouvelle année).
C’est aussi le jour d’aller au Sanctuaire pour Hatsumode (prier les dieux d’apporter fortune, bonheur, santé ou autre pour la nouvelle année). Après avoir suivi la longe procession (= faire la queue pendant une demi-heure en avançant au pas) on jette un pièce de 5 yens et on tape dans ses mains deux fois avant de formules sa prière mentale. Après on va aussi tirer la fortune (Omikuji) qu’on conservera précieusement si elle bonne ou qu’on nouera autour d’une branche pour la conjurer si elle s’avère mauvaise.
Cette première expérience de Nouvel An au Japon m’aura laissé une impression très positive. Toutes ces cérémonies font de cet événement un moment très chaleureux où l’on sent une vrai cohésion des habitants. Il est probable que l’expérience n’aurait pas été la même si nous étions restés à Tokyo.
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