Ce mercredi j’étais encore à un concert, le dernier de la saison c’est promis.
Cette fois j’allais voir YUI, jeune chanteuse pop-rock en vogue, qui arrive à surnager dans le flot de jpop (le terme générique pour la pop japonaise à base de midinettes de moins de 20 ans et de rythmes ultra-stéréotypes). Comment expliquer que la demoiselle ait plus de succès que ses nombreuses concurrentes. Difficile à dire. Principalement, je dirais sa voix très claire et douce qui sort du lot ainsi qu’un petit plus pour son jolie minois.

Le concert (dans le cadre de sa troisième tournée oui Loved Yesterday, jeux de mots a plusieurs lectures ?) avait lieu en plein Shibuya, dans la même salle que le concert précédent d’ailleurs, mais cette fois placé au fond à gauche, exit donc le jolie minois, il faudra se contenter du son. Et comme pour le concert précédent le son était à nouveau bien équilibré mais encore trop fort, dommage, dommage. Rien de dramatique bien sûr, et comme en plus j’étais plus en retrait, pas de sifflement des oreilles à la fin du concert. Comme d’habitude, le show était réglé comme du papier à musique, jeux de lumière décors, bis (encore, prononcé à la japonaise enkorou…) et bien sûr durée totale de deux heures, comme toute bonne animation japonaise qui se respecte.

Évidemment l’événement a aussi été l’occasion de pratiquer l’activité favorite des japonais : faire la queue. Faire la queue pour rentrer dans le hall et présenter son billet, faire la queue pour acheter le T-shirt ou le porte-clé officiel, faire la queue pour acheter un snack avant le concert et naturellement faire la queue pour sortir. J’ai fini par retrouver mes talents de resquilleur développés à la cantine pendant les années de classe prépa pour arriver à l’heure aux colles.