Et oui, encore un artiste français, heureusement c’est bientôt la fin de l’année des relations franco-japonaises.

Ce samedi donc, je me suis rendu au parc d’Ueno sous la chaleur accablante de l’été japonais (un bon 34°C renforcé par un généreux taux d’humidité). Mon éventail la main, je me force à couvrir les quelques centaines de mètres qui séparent la gare du musée.

Billet en main, j’aborde cette exposition de l’œuvre de Corot (j’ai déjà oublié ses 3 prénoms, désolé), censée être la plus grande rétrospective jamais organisée hors de France, comme le souligne (presque à chaque fois) le pamphlet introductif. Bien que nous soyons seulement aux premières semaines de l’exposition, le musée est déjà comble grâce à la renommée de Corot ou à ses salles climatisées… Après 20 minutes en file indienne, j’abandonne le flux pour survoler les toiles, m’arrêter longuement devant un tableau particulier ou même remonter à contre courant.

N’étant pas un grand amateur de peinture, je ne m’étendrais pas sur la technique ou l’influence de l’artiste sur ses successeurs, mais j’ai quand même été frappé par le caractère très réel de ses toiles. Les perspectives sont toujours très bien rendues, et les toiles, malgré des couleurs assez neutres sont très claires avec de forts contrastes. Les arbres en particulier sont criants de vérité.