Prévisions électriques

Après le prévisions météo, voici les prévisions de consommation électrique.

J’espère que c’est un peu plus fiable que la météo…

La fine équipe

Hier, nous avons profite du temps magnifique et du séminaire hebdomadaire pour faire la photo annuelle de l’équipe.

 

 

Un jour de printemps

Entre les répliques et les dossiers qui s’accumulent, un peu de détente au Parc de Shinjuku, notre Oasis dans la jungle urbaine.

Le pic de floraison des cerisiers est passé et celui des visiteurs aussi pour notre plus grand bonheur.

Le reste des photos sur la galerie.

1 mois deja

Nous sommes aujourd’hui le 11 Avril soit tout juste un mois après les événements dramatiques du mois dernier.

La situation n’évolue que très lentement: la centrale crache toujours et les répliques se suivent. On vient d’avoir une grosse réplique il y a tout juste 20 minutes, Magnitude 7.1, force 4 a Tokyo, ça secoue bien. Les répliques s’enchainent depuis toutes les 5 minutes…

update: et il y a de nouveau plus de courant a Fukushima

 

Cerisiers

Aujourd’hui le soleil était au rendez-vous pour le pic de floraison de cerisiers. Nous avons donc décidé d’aller admirer ce spectacle éphémère. Nous nous sommes leves aux aurores… enfin, pour un dimanche, afin d’arriver au parc de Shinjuku des son ouverture a 9h.

A partir de 11h les cohortes de piqueniqueurs sont arrivées comme les oiseaux migrateurs répondant a l’appel sourd de leur horloge biologique. Nous avons discrètement quitte ce qui sera peut-être notre dernier hanami au parc de Shinjuku.

Quelques photos (pas très inspirées) sont sur la galerie.

 

Mal de terre

4 semaines après les événements tragiques du 11 Mars, la terre tremble encore quotidiennement, même si le nombre des répliques suit une progression quasi mathématique vers une asymptote qui semble proche.

La réplique de la nuit dernière a même été d’une rare violence, nous rappelant que les conséquences d’un séisme d’une magnitude de 9 risquent de nous mettre en danger pour de nombreux mois encore (sans compter les problèmes spécifiques de Fukushima).

Et puis il y a aussi les effets non visibles, le mal de mer latent assis au bureau quand on se sait plus trop qu’est qui bouge, l’incapacité à se concentrer sur une tache donnée plus de 10 minutes et la fatigue accrue.

Demain j’esperais prendre des photos de cerisiers en fleurs, mais la pluie promet de se mêler de la partie…

Floraison

La saison des cerisiers en fleurs a commencé. Pas de belles photos au parce de Shinjuku cette fois, ciel voilé et mauvaise luminosité.

Vous devrez vous contenter de l’ambiance kermesse des Hanami au parc d’Ueno, nettement moins romantiques.

Résistance

Voici maintenant deux semaines que le malheur a frappé le Japon.

Après notre semaine de retraite à Kyoto et de longues hésitations, nous sommes finalement retournes à Tokyo a contre-cœur pour ne pas perdre nos emplois respectifs. La ville est sombre. Pour économiser l’énergie, en plus de l’obscur système de coupures de courant par circonscriptions, plus de la moitie des éclairages sont éteints, les escalators arrêtés, de même que le chauffage et nombre de magasins ferment boutique plus tôt. Dans le métro et dans la rue le silence règne un peu plus qu’à l’accoutumée.

A la maison aussi, il faut économiser le plus possible, le swiffer a remplacé l’aspirateur, le four reste désespérément silencieux, la télévision ou l’ordinateur fonctionnent, mais pas simultanément et le climatiseur est à l’arrêt. Les sacs de survie sont prêts, les téléphones portables toujours charges, l’ambiance est morose.

Les problèmes d’énergie ne sont pas prêt d’être résolus. Même si d’ici un mois la consommation devrait baisser grâce à la hausse des températures, l’arrivée des fortes chaleurs estivales et ses pics de consommations d’électricité (jusqu’à 65 GW contre les 35 consommés actuellement) va faire revenir le problème sur le devant de scène. Le Kanto (la region de Tokyo, alimentée en électricité par Tepco) va devoir mettre en place rapidement des campagnes d’économies d’énergie, plus efficaces que les campagnes marketing eco actuelles.

Au cours de cette deuxième semaine, nous avons connus encore prés de 200 répliques. La menace d’une réplique de forte intensité dans la région du Kanto plane toujours et pour quelques mois encore. Chaque réplique fait bondir de son siège, on garde toujours ses affaires à proximité et on prend sa douche un peu plus vite que d’habitude. La tension est palpable.

Les retombées radioactives ajoutent au sentiment d’état de siégé, on surveille l’évolution en dents de scie de la situation a Fukushima en espérant une issue positive, on évite de sortir quand il pleut, on laisse chaussures et manteaux sur le palier, et on se lave consciencieusement les mains. Après les légumes et le lait, on nous annonce des contamination de l’eau potable, les bouteilles d’eau minérales sont introuvables. Ce matin devant le supermarché de l’université à 10h, 50 personnes faisaient la queue à l’ouverture.

Dans ces conditions, la question de quitter Tokyo pour s’installer ailleurs est sérieusement posée.

Avant les événements récents la vie à Tokyo n’était déjà pas parfaite : loyers trop chers, population trop nombreuse, personnel médical en sous-effectif qui font craindre une pénurie de soins en cas de catastrophe de large ampleur, sens des valeurs déformé, rythme de vie insoutenable. Pour A, le choix était déjà fait, sa région natale Kyoto, le Kansai, où les gens sont chaleureux et les pâtisseries délicieuses. Aujourd’hui c’est aussi l’assurance de pouvoir compter sur le support de sa famille en cas de problème et l’éloignement de Fukushima le plus loin possible.

Reste le problème majeur du travail. Les recherches commencent.

Le salaire de la peur

Après une semaine de ‘retraite‘ dans le Kansai paisible, il était malheureusement temps de revenir a Tokyo pour reprendre le travail, en particulier terminer la rédaction de dossiers.

Plus d’une semaine après la catastrophe, les répliques quotidiennes sont encore nombreuses (4 hier, 2 ce matin…) et minent le moral (et mes nerfs). Le cœur fait un bond a chaque fois, alors que les stores remuent a peine. Les projets de migration définitive dans le Kansai, avec travail, vont être très sérieusement étudiées dans les prochains temps.

Tokyo n’a plus nos faveurs.

Grosse replique

Une grosse réplique viens de se produire près de Shizuoka, avec des effets assez forts (je rappelle que l’échelle de Richter mesure la puissance brute du séisme, alors que l’échelle japonaise ‘shindo‘ reflète les effets a différents points en surface, de 1 – imperceptible – a 7 – les bâtiments en béton arme s’effondrent).

Heureusement A. est arrivée depuis 3 heures a Kyoto ou on a que très faiblement ressenti la secousse. Si ça pouvait être la grosse réplique que l’agence météorologique japonaise nous prévoyait dimanche dans les 3 jours a venir avec 70% de probabilité…

Nombre de mes camarades scientifiques français ont aussi fui la capitale pour le Kansai comme moi ou la France pour certains, plus par crainte des risques de contamination que pour les séismes je pense.