Kyoto

Ben voila, j’ai fui comme un lâche pour me planquer a Kyoto pour quelques jours, abandonnant femme et travail, alors que tous les japonais continuent a travailler inlassablement, malgré les risques de répliques, les coupures de courant.

J’ai succombe comme plusieurs de mes compatriotes a la panique, renforce par le message alarmiste de l’Ambassade nous encourageant a évacuer la région avant de fermer ses portes pour plusieurs jours.

Il est vrai que ce mois-ci je suis occupe a rédiger des dossiers, ce qui peut aussi bien se faire au labo qu’a la maison, et que personne au laboratoire ne dépend de mon travail ou de ma présence.

C’est aussi les difficultés de communications qui ont alimente mon angoisse, mon appréhension de me retrouver face a une réplique forte, a une situation d’urgence avec aucun interlocuteur, de me retrouve abandonne en fait.

Maintenant que je suis au calme, un peu plus a l’abri, je mesure tout la différence avec ces populations dans le nord qui ont tout perdu.

Donc, en résumé, je vais bien, mais je ne suis pas très fier de moi…

Quelques images du séisme et du tsunami et de ses consequences

 

Repliques

Pres de 10h après, près de 100 répliques enregistrées.

Le bilan s’alourdit d’heures en heure… Et les répliques se succèdent a un rythme effrayant.

BIG ONE !!!

Punaise, ca a secoue!! Et ca réplique toutes les 5 minutes…

Jishin

Gros tremblement de terre aujourd’hui dans la partie Nord du Honshu (l’île principale). Même a Tokyo on en a sensiblement ressenti les effets…

Pruniers

Aujourd’hui c’était le marathon de Tokyo, sous un soleil radieux, mais comme il nous a fallu plus de temps pour parcourir la distance entre le lit et la porte d’entrée de l’appartement que les premiers coureurs pour parcourir les 42 kilomètres du tracé, vous n’aurez pas de photos des athlètes cette fois.

A la place nous sommes allez admirer les pruniers en fleurs, un peu comme celui de notre balcon, mais au parc. Le temps était idéal, plein soleil, presque pas de vent, pas trop de monde, bref d’excellentes conditions pour prendre des photos en en toute tranquillité.

Cette fois je me suis essaye a quelques photos de cibles mouvantes, insectes et petits oiseaux, mais leurs mouvements sont trop rapides et l’autofocus de l’appareil a du mal a suivre.

Retrouvez toutes les photos sur la galerie.

Une part de reve

Le weekend dernier A. a réalisé un de ces rêves, avoir un cerisier, et qui donne des cerises comestibles, pas comme les cerisiers japonais cultives principalement pour leurs fleurs.

Bien sur notre modèle est en pot sur le balcon et ne dépasse pas les 50 centimètres et ne devrait pas produire des cerises plus grosses qu’une tête d’épingle, mais ne nous arrêtons pas a ces détails techniques.

Et comme nous sommes fin Février, notre mini-prunier, lui aussi sur le balcon, est en pleine floraison et n’as rien a envier a ces grands frères du parc de Shinjuku.

Boeuf de Kobe

L’autre jour, enfin plutôt juste avant le réveillon l’année dernière, je suis tombe au supermarché sur ce magnifique Bifteck de 800g de bœuf de Yamagata.

A ce prix la, j’espère que c’est bon!

Neige a Tokyo

Il y a une ou deux semaines nous avons eu de grosses chutes de neige au Japon et jusqu’au cœur de Tokyo ou une bonne dizaine de centimètres de neige se sont accumules au cours de la nuit.

Photos prises de chaque cote de notre appartement, cote cimetière et cote cour intérieure, avec une exposition de 15 secondes.

Figurines

Les japonais, c’est bien connus, raffolent de figurines en tout genre, du dernier super-robot a la mascotte d’une marque de café au lait.

Et ce penchant se retrouve aussi au labo avec des arrangements hétéroclites comme celui-ci. Nous avons la un ‘Cell‘ de Dragon Ball, un ‘Slime Knight‘ de Dragon Quest (la série de jeu de rôle la plus célèbre au Japon), trois animaux en balsa, cadeaux de la société d’oligonucléotides pour 100 oligos achetés, et 2 moulages de la dernière structure de protéine résolue au laboratoire (et dont je tairais le prix indécent).

Examens d’entree

Aujourd’hui ont lieu les examens d’entrée a l’université de Tokyo.

Contrairement a la France, l’entrée a l’université (publique), tout comme le lycée (public aussi) est conditionnée par la réussite d’examens, plus ou moins difficile suivant les universités. Pour être plus précis il y a deux séries d’examens: la première est nationale et permet de faire un premier écrémage, alors que la deuxième est spécifique a chaque université. Avec la réduction du nombre d’enfant par foyer, la réussite scolaire de la progéniture cristallise toutes attentes des parents.

Le fils du chef par exemple a passe avec succès cette année des examens d’entrée dans les meilleurs collèges du Japon (a Tokyo, bien sur) avec un programme de connaissances digne d’une classe préparatoire. L’enjeu est de taille, l’accès a ce collège garanti une formation d’excellence jusqu’au la fin du lycée, qui est intègre avec le collège. Par conséquent, il n’y pas d’examen d’entrée au lycée a passer pour ces élevés qui peuvent entièrement se consacrer a la préparation des examens d’entrée des universités. Et il est notoirement connu au Japon que les élèves du dit collège-lycée on t les meilleures chances d’entrée a l’université de Tokyo.

L’avenir ne se prépare jamais assez tôt.