Musée et ‘Mise’

Mise, ça veut dire magasin en japonais. Désolé pour le jeu de mots vaseux.

Dimanche donc, j’ai commencé par une exposition de photos de la citée interdite prises par une expédition japonaise au début du XXème siècle. Sympathique. Certaines photos avaient déjà été présentées lors de l’exposition sur l’architecture que j’avais vu le mois dernier.

Et puis pour continuer, direction les grands magasins de Shibuya. C’est un peu comme un musée aussi, avec beaucoup de choses exposées sauf que l’entrée est gratuite, qu’on peut acheter les œuvres (si on en a les moyens) et que les vigiles sont beaucoup plus aimables. Et puis c’est l’un des seuls endroits ou on peut obtenir des sourires radieux. Ça a l’air de rien en France, mais au Japon où l’on croise 10 000 personnes par jour au visage inexpressif et au regard fuyant, ça fait du bien, même si c’est intéressé. En plus la clientèle étant rare on peut circuler librement ou se détendre dans l’un des nombreux fauteuils disposés un peu partout à chaque étage, un vrai plaisir quand on vient d’affronter la foule bariolée du dimanche après-midi.

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Cerisiers en fleur

Ce weekend dernière chance de voir les cerisiers en fleurs cette année. En effet, cette année la floraison a commencé avec une semaine d’avance et les dernières fleurs ne supporterons pas la prochaine pluie.

Direction donc le parc de Shinjuku, comme pour les pruniers, de bonne heure histoire d’éviter les hordes de japonais qui vont venir s’amuser – comprenez boire, manger et chanter – sous les cerisiers dès la mi-journée. La contemplation des cerisiers en fleurs est une véritable institution qui transforme chaque année les pelouses des parcs japonais en gigantesques pique-nique parties sont une pluie de pétales de cerisiers. Heureusement à 10h, on voir encore assez bien la pelouse. Bien sûr il y a déjà un certain nombre de personnes qui sont venus réserver la place pour tout un groupe, que ça soit la famille un groupe d’amis ou même tous les collègues de travail. Le système de réservation est simple, il suffit de déployer une bâche à l’endroit convoité. D’où la taille démesurée de certaines bâches pouvant atteindre les 40 m²… Et puis comme la dernière fois toute une armée de photographes plus ou moins amateurs,mais toujours suréquipés (que ce soit en appareils numériques, argentiques ou antiquités à soufflets) et dont la concentration dans la prise du cliché idéal tranche avec l’ambiance festive qui règne sur les pelouses. La variété des cerisiers dans le parc (plus de 20 d’après la brochure fournie à l’entrée) fournit toute une palette de formes et de couleurs allant du blanc immaculé au pourpre.

Mais plus le temps passe, plus les pelouses se remplissent. vers midi il est presque impossible de trouver une place libre sous un cerisier. Il est temps de plier bagage et de tenter sa chance ailleurs. J’essaie donc à Ueno, autre grand parc de Tokyo qui regroupe un grand nombre de musée ainsi qu’un zoo. Peine perdue, ici la situation est encore pire. La surface d’espaces verts étant encore plus réduite, tout l’espace est uniformément recouvert de bâches bleues qui débordent même sur les allées de bitume où un flot dense circule en permanence. Impossible de prendre la moindre photo ici.

Il faudra donc attendre l’année prochaine pour espérer faire d’autres clichés. Le nombre phénoménal de cerisiers plantés à travers toute la ville laisse un large choix dans les destinations possibles.

Comme d’habitude, le reste des photos se trouve sur la galerie.

X-Japan

Samedi soir, je vais au concert événement du retour sur scène du groupe de rock japonais mythique X-Japan.

X-Japan, c’est un peu les Rolling Stones japonais, en termes de notoriété, pas de style musical, avec des concerts combles dans les plus grandes salles du Japon. C’est aussi le groupe qui a lancé la mode du Visual Kei, ces groupes de rocks plus ou moins extrêmes mais toujours lourdement maquillés et habillés façon gothique, renaissance ou autre. Or donc, X-Japan avait été dissout il y a a peu près dix ans après la mort accidentelle de l’un des cinq membres (mort qui avait entraîné une vague de suicides parmi les fans) et le départ du chanteur. Et voilà t’y pas qu’ils décident de revenir sur scène pour trois jours de concerts à cette date anniversaire. Bien sûr tous les tickets ont tous été vendus en moins d’une minute et je ne dois l’obtention d’un billet qu’à un coup de chance insolent lors d’une loterie pour avoir un billet (pas gratuit, il faut encore le payer).

Arrivé deux heures avant le concert, à l’ouverture des portes, pour acheter quelques articles du groupe. Peine perdue, tout est déjà vendu depuis des heures, tant pis, on va manger un hot-dog en attendant et s’installer tranquillement à sa place tout au fond du stade. La salle de concert, la plus grande du Japon est le Tokyo Dome où ont lieu les match de base-ball et ayant une capacité de 60 000 personnes. Début du concert prévue pour 18h, les japonais sont des couche tôt ne l’oublions pas. La salle est comble et le spectacle commence enfin, porté par une clameur qui ampli toute la salle pendant 2h30.

Venons en au spectacle lui-même. Mise en scène grandiose avec installations high-tech, rien à redire du point de vue technique. Le son aussi est très bon. La performance par contre l’était un peu moins pour moi, n’étant pas aveuglé comme le reste des spectateurs japonais par une nostalgie qui est allée jusqu’à tirer des rivières de larmes de mon voisin de gauche. Plusieurs raisons à ces imperfections. le rythme du concert tout d’abord. Nous sommes en présence d’un groupe de rock tantôt endiablé, tantôt mélancolique qui enchaîne sans transitions les morceaux de hard rock aux solos de guitare endiablés et les ballades accompagnées au piano (le batteur, leader du groupe, est aussi pianiste, nous y reviendrons).

Néanmoins hier soir, le rythme était un peu trop lent pour maintenir une tension suffisante tout au long du spectacle, on avait le droit à deux-trois chansons suivi de 10 minutes de pause que le public meuble en faisant la halo. Un peu mou pour un concert de rock. Je ne ferais même pas de commentaires sur la fin abrupte du concert sans la moindre chance d’obtenir un bis. Deuxièmement, la performance du groupe elle-même, qui semble accuser le poids des années. La voix du chanteur n’a plus toute sa puissance et les doigts des guitaristes plus toute leur dextérité. Mais le pire reste la performance du leader lui-même, le dit Yoshiki, batteur-pianiste, lancé dans un délire narcissique de plus de 30 minutes. Au piano tout d’abord où il nous a gratifié d’un interprétation dissonante du magnifique Lac des Cygnes, puis à la batterie, montée sur un piédestal pouvant culminer à 20 mètres de hauteur, rotatif, et se déplaçant jusqu’au milieu de l’arène. Et là, ça a été un supplice interminable de percussions cacophoniques, rageuses ou désespérées… un cauchemar.

Bon point pour finir quand même, la dernière chanson ou tout le public saute sur place en rythme toute les 10 secondes en croisant les bras vers le ciel. 60 000 personnes qui sautent a pied joint en même temps, ça fait un sacré effet dans l’arène, on a du créer un mini séisme dans le quartier.

Au final donc un concert mythique plus par son affiche que par sa musique. Un peu dommage.

Promenades

Ce weekend il fait encore beau contrairement au reste de la semaine, à croire que même la météo est planifiée ici.

Samedi donc, direction Roppongi à nouveau pour aller voir une exposition sur Gallé et le japonisme, ce courant d’influence japonaise sur les œuvres d’artistes européens au début du XXème siècle, ici illustré au travers de l’œuvre de Gallé principalement, cet artiste d’origine nancéenne spécialisé dans les pâtes de verre. Très belle exposition avec des vases très bien mis en valeur par l’éclairage et pas trop de visiteurs, des conditions idéales pour profiter pleinement de l’exposition en prendre le temps de lire toutes les petites choses écrites un peu partout en français.

Une fois sorti du musée, comme le temps est toujours aussi bleu, je décide de prolonger la journée par une longue promenade en allant jusqu’à Shinjuku, toujours aussi congestionné, bruyant et sale avant de redescendre vers Shibuya en longeant le parc Meijijingu (fermeture à 17h oblige). Comme le jour et la température déclinent rapidement j’arrête mon parcours à Shibuya et prends le train pour rentrer au bercail. J’aurais au final marché plus de trois heures, pas mal.

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Dimanche, suite à réveil plus que tardif, l’obligation de faire la lessive et les prévisions météo annonçant une détérioration dans l’après-midi, je décide de restreindre la sortie à une première reconnaissance du quartier du prochain labo avec aussi évaluation des prix des appartements. Et puis comme il fait encore très beau tout de même, on va y aller à pied. Prix d’un 20 m² près de chez moi : 70 000 à 80 000 yens (450-520 €). On va voir à combien ça monte à Meguro, réputé cher. Finalement ça a beau n’être qu’à 5 stations de train, à pied c’est une autre histoire, ça m’a bien pris une heure et demi, en plus en longeant de la 4 voies tout le long… Au final, pas facile de trouver des agences avec des prix, mais sinon les prix sont moins exorbitants que prévu: dans les 90 000 pour la même surface. Reste un choix à faire, International House à 10 000 yens (65 € !)par mois, mais sans pouvoir accueillir d’amis ou appartement à meubler à 90 000 yens (580 €) et possibilité d’inviter qui qu’on veut…

Pour le retour, option train, trop fatigué et le temps se gâte.

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Jouets

Aujourd’hui, jour férié, equinoxe de printemps.

Hors de question donc l’aller se terrer au labo, surtout que la cantine ne sera pas ouverte et que de surcroît il y a panne de réseau prévue pour la journée entière. J’ai trouvé bien mieux à faire, enfin c’est ce que je pensais. Aujourd’hui c’est l’ouverture du salon annuel du jouet de Bandai, avec en prime des jouets inédits, en vente uniquement pour l’occasion. Et comme j’ai toujours eu un faible pour les chevaliers de zodiaque, ça semblait une occasion inespérée d’acquérir une de ces figurines collector qui vaudront des milliers d’euros dans quelques années (enfin j’espère).

Préparatifs, consultation du plan d’accès et du règlement : ouverture du (seul) guichet à 9h et ouverture des portes à 10h, expositions et magasin séparés, un seul article de chaque sorte par personne, quantités limitées pour chaque jour du salon, ticket valable le jour même uniquement. Fort de ces informations et connaissant le goût des japonais pour ce genre d’événement, décision est prise d’arriver sur place à 8h (avant ça m’est biologiquement impossible). Debout donc à 7h, départ en flèche pour prendre le train, marge de manœuvre de 10 minutes (qui ne sera pas de trop, le calculateur d’itinéraire s’étant tromper de 5 minutes dans la durée du trajet ! inadmissible), petit coin avant de gravir les escaliers qui mènent au hall d’exposition.

Ah, il y a déjà beaucoup de monde, peut-être ceux qui ont eu la chance d’obtenir des billets en pré-vente (système très utilisé ici aux vues du nombre impressionnant de demandes pour chaque événement ou concert). On me fait signe d’aller voir un peu plus loin pour trouver le bout de la file d’attente fragmentée. Plus c’est à dire derrière le bâtiment et surtout sous la pluie… Il est 8h sous une pluie fine mais continue et je prends mon mal en patience, pensant ne pas voir le moindre mouvement avant 9h. La pluie m’empêche de continuer mon livre de poche en papier recyclé, du moins si je veux lui conserver son épaisseur originelle. L’attente est donc rythmée par le crépitement des gouttes d’eau sur le parapluie et la mélodie récurrente de la gare voisine. Mais finalement la progression se fait plus vite que prévue, tout les quarts d’heure on avance de 50 mètres, c’est plus qu’honorable. A 9h30, victoire, arrivée dans la zone couverte, fermeture du parapluie et début de la lecture. Malheureusement toute progression semble maintenant s’être arrêtée. 10h30, à peine 50 mètres plus loin, une envie pressante se fait sentir (j’aurais pas du prendre de tasse de téh ce matin, je le savais). Cruel dilemme, que faire, essayer de patienter jusqu’au guichet, mais au rythme où les choses avances ça peut prendre encore trois heures, abandonner son poste et refaire la queue depuis le début, auquel cas je peux dire adieu à la figure tant convoitée… 30 minutes plus tard, voyant une personne intégrer une place plus avant dans la file d’attente qui n’a d’ailleurs pas progressé d’un centimètre, et surtout n’en pouvant plus, je quitte mon poste et me rue vers le magasin le plus proche, tant pis.

Retour vers le hall, l’air engageant et dégagé, je vais reprendre ma place tranquille, l’air de rien. Personne ne moufte. Pour ça le Japon a tout mon respect, on fit la queue bien discipliné, sans bousculade, personne n’essaye de grappiller de place et on peut faire une pause. Attente suite donc, car la file a avance de seulement 10 mètres en mon absence, et il doit bien 300 personnes devant moi avant le guichet au bout d’un long serpentin aux ondulations qui semblent sans fin. Et puis miraculeusement vers midi le rythme s’accélère, et me voilà avec mon ticket en main à 12h30, prêt à refaire la queue pour entrer dans le magasin, c’est sans fin! Mais au point ou j’en suis je ne suis plus à ça près. J’ai plus ou moins abandonné l’idée de pouvoir obtenir l’objet de mes voeux dont le stock s’écoule à un rythme régulier depuis plus de deux heures maintenant. Cette fois seulement 10 minutes pour atteindre la porte du magasin, un record! Mais mauvaise surprise après le pas de la porte, le comptoir a beau être 20 mètres plus loin, il faut encore suivre un serpentin qui file sur le coté… encore 20 minutes, l’espoir renait à l’approche du comptoir, et enfin c’est mon tour. Et miracle il en reste ! Le bonheur! Bon, il faut le payer quand même ce n’est pas offert, mais quel soulagement à l’idée de ne pas avoir trainé comme un escargot sous la pluie pendant plus d’une demi journée pour rien.

Le paquet en main, on sort du magasin pour retomber sur le début de la file d’attente (c.f. 8h du matin) et par la même occasion narguer les prochains visiteurs dont risquent même de ne pas pouvoir entrer aujourd’hui. Cette fois direction le salon proprement dit. Ici beaucoup mois de monde, on circule librement et on peut admirer au travers de différentes salles thématiques des rétrospectives ou des nouvelles gammes de jouets sur différentes thématiques, telles que les actuellement très prisés Chevaliers du Zodiaque, mais aussi Goldorak et autres robots gigantesques ou encore le super héros insectoïde à moto (si si, c’est très célèbre ici), le tout toujours présenté avec grand soin, plus comme une exposition que comme une simple collection de jouets.

Voilà, déjà la fin du salon, je vais pouvoir rentrer chez moi et enfin m’asseoir après 6h passées debout, le plus souvent immobile. Demain n’étant pas férié, au boulot. Avant de vous laisser, une petite photo de la figurine durement méritée.

Dortoir

Comme le déménagement dans le nouveau labo n’aura pas lieu avant la fin du mois de Mai, je suis allé (un peu à contre-cœur) demander la prolongation de mon séjour à l’International House. Après examen minutieux du calendrier des réservations on me confirme que ça devrait aller (avec un tiers d’occupation des chambres c’était plutôt prévisible, mais bon passons) à condition que je fasse remplir la fiche par mon chef (tout seul je ne suis rien et je compte pour du beurre il faut croire). Le chef n’étant pas là cette semaine, c’est le sous-chef qui m’a rempli le formulaire ce qui n’a posé aucun problème (ils ne peuvent pas imaginer qu’on puisse falsifier un document j’imagine…). Encore trois mois à tenir.

Et ce moi aussi ils ont aussi décidé de rénover un peu le bâtiment. D’abord ils ont changé les boites aux lettres, maintenant ils refont la toiture et quelques travaux de peinture. Entre autre ils se sont attaqués aux portes des logements, et pour ne pas déranger les locataires, ils ne repeignent que les portes des logements inoccupés. Bonjour l’ambiance quand on rentre et qu’on voit qu’on est entouré de portes repeintes…

Printemps

Et oui, ici c’est déjà le printemps avec plein soleil et presque 20°C au thermomètre aujourd’hui.

Donc plutôt que d’aller moisir au labo derrière les stores ou pire dans la chambre froide je vais profiter de ce temps magnifique. Et puis il y a toujours de nouvelles expositions. A Ueno justement, le Tokyo Museum of Western Art démarre la saison avec la « Venere di Urbino » Mito e immagine di una Dea dall’antichà al Rinascimento soit en français (corrigez moi si je me trompe) ‘La Vénus d’Urbino’ mythe et image d’une déesse de l’antiquité à la renaissance. L’immersion en milieu nippon a dû faire resurgir mes connaissances d’italien ou de latin, j’ai presque pu lire tous les panneaux explicatifs et les comprendre . Très belle exposition avec beaucoup de pièces: poteries, sculptures, camés et bien sur énormément de tableaux magnifiques. Pas foule non plus, parfait pour contempler tranquillement les œuvres et circuler librement.

Après le musée, petite promenade dans le parc d’Ueno. Passage devant la prière chantante du samedi pour les SDF du parc et le long des allées envahies de corbeaux gigantesques et menaçants. Direction Akihabara à 15 minutes à pied. Second Objectif de la journée trouver du matériel informatique pour une commande personnelle. Le plus difficile au Japon n’est pas de trouver l’objet de ses désirs (quoi que) mais plutôt de le trouver au meilleur prix. Il faut passer un certain temps pour faire le tour de toutes les boutiques, souvent séparées d’à peine quelques mètres, et comparer consciencieusement les prix. Comparaison d’autant fastidieuse que chaque boutique vend tellement de produits dans un espace somme toute restreint qu’on est littéralement submergé. Le regard se perd devant cette profusion de produits et il est impossible de se concentrer sur un seul article. Encore plus vicieux, certains produits ne sont pas en vitrine mais figurent juste sur de grands listings… de quoi passe plusieurs heures à « fouiller » le quartier. Mais le jeu en vaut la chandelle. Exemple avec l’article que je cherchais aujourd’hui, trouvé à 5000 yens dans 1 boutique dans les ruelles du quartier contre 7400 yens sur la rue principale.

Ça devient presque un jeu qui perd son intérêt au moment de l’achat proprement dit, dommage.

Repos

Comme c’est le weekend, d’abord repos, pas levé avant midi malgré le splendide soleil.

Samedi, rien de très intéressant, ballade à Akihabara pour trouver des enceintes pour le PC, marre du son pourri des mini-enceintes intégrées. Et cette fois je cherche des enceintes compactes que je pourrais emmener facilement avec moi.

Dimanche, re-grasse matinée (brièvement interrompue par un autre léger tremblement de terre sur les coups de 6h du matin), mais cette fois, un peu plus d’action au programme. Direction Roppongi, autre quartier branché et grouillant d’étrangers parait-il, pour aller voir une exposition dédiée à Toulouse-Lautrec. Quartier sympa, ruelles avec un petit air européens (des pavés, des vrais trottoirs, petites échoppes (j’ai même vu un magasin de Birkenstock…) et calme paisible. Après une petite pause dans une librairie, visiblement pour étrangers au regard du nombre impressionnant de périodiques et romans et livres en anglais, direction le musée proprement dit situé en plein dans un centre commercial grand luxe. Comme c’est le dernier jour, le musée est bondé, mauvais choix. C’est un vrai calvaire de devoir faire la queue pour regarder chaque tableau. Je finis donc par me résigner à admirer les œuvres de près et me contente d’un recul de 2-3 mètres, ma relative grande taille ici bas aidant fortement à surplomber la foule. Au final, exposition très intéressantes avec une grande variétés d’œuvres mais qui reflètent parfaitement l’ambiance de la vie festive parisienne du début du XXème siècle. Dommage qu’il y ait autant de monde.

Dans 15 jours débute une exposition sur Gallé au même musée, cette fois je choisirais un peu mieux mon créneau.

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Pot de départ

Non, non, pas le mien. Mais comme c’est la fin de l’année universitaire, vendredi avait lieu la soirée de départ ou ‘graduation’ des étudiants en licence ou master. La chose avait été hautement planifiée avec collecte de fond et programme de la soirée 19:00 – 21:00 tout compris, les soirées sont courtes au Japon.

Départ groupé à 18h15, direction la grande gare la plus proche pour rejoindre un restaurant local avec découpage de l’espaces en petites pièces isolées, propices aux soirées en groupes (de 2 à 20 personnes). Entrée groupés, les chaussures au casier et direction notre salon réservé à l’étage. Petit discours introductif du chef et c’est parti. Attablés par petits groupes le flot de paroles et de bières vont bon train, accompagnés par diverses salades, soupe, amuses bouches et autre poissons crus. Et comme en plus la boisson est à volonté les commandes vont bon train et les visages rougissent de plus en plus. Mais la fin de la soirée approche et c’est l’heure des remerciements. Chaque étudiant se lève et remercie infiniment le professeur et le labo pour son accueil, sa formation et tout et tout. Puis viens le discours de conclusion du chef sur l’importance de la recherche, l’avenir du labo, le petit mot d’encouragement pour ceux qui partent, le tout finalisé par un petit cri de guerre collectif.

A la sortie, les hommes les vrais accompagnent le chef boire encore une bière dans un bar voisin. Sans moi, après 2 bières et trois verres d’alcool japonais, chacun différent, mais aucun vraiment sensationnel, j’ai préféré assurer le retour sain et sauf au bercail.

Et puis pour finir de dégriser, vers 1h du matin un petit tremblement de terre bien senti, pas très fort, juste le bureau qui bouge un peu et la vitrine du buffet qui tinte, mais ça fait bizarre quand même. 20 secondes et puis plus rien. C’est l’heure de mettre fin à cette longue soirée.

Exploration et Exhibition

Samedi donc, pas totalement remis de la soirée de la veille je limite mon programme à la recherche des boutiques pratiquant les meilleurs prix pour le matériel de photo et autres accessoires pour appareil photo à Akihabara. J’arpente donc méthodiquement les rues et ruelles de ce quartier où se succèdent ventes à l’étalage et grandes chaînes de distribution. Après 2 bonnes heurs j’ai fini de repérer les coins les plus intéressants, mais je n’arrive toujours pas acheter de choses dont le prix comporte 4 zéros… la prochaine fois peut-être….

Dimanche, lever tardif midi pour cause fatigue (et peut-être joué un peu trop tard à la DS aussi…).
Aujourd’hui R.G. et C.F. arrivent à Tokyo pour une petite semaine (de conférences) et je suis invité a les accompagner au restaurant ce soir!! Mais en attendant direction le Tokyo Dome (l’équivalent du stade de France) pour le festival international de l’orchidée (ou quelque chose comme ça). Effectivement, c’est une débauche de fleurs qui s’étale sous le regard tout au long des différents. On trouve des composition monumentales de différents groupes, les (centaines de) lauréats du prix de la plus belle orchidée, mais aussi beaucoup de stands de vente. Et oui, c’est un peu aussi le marché de l’orchidée avec ses allées bondées et ses vendeurs vantant à grands coups de slogans tonitruants la beauté de leur fleurs. Et trouve encore beaucoup d’autre choses ayant plus ou moins de rapport avec les orchidées: des vêtements, des meubles et à boire et à mangez bien sûr, sinon ce n’est pas vraiment une foire réussie). Toute cette agitation contraste un peu avec la prétendue contemplation méditative de la beauté évocatrice des orchidées. Je n’insisterai pas non plus sur le mauvais goût latent d’un certain de nombre de compositions… Ayant prévu de rencontrer une foule assez dense et un éclairage peu flatteur je n’ai pas jugé nécessaire d’apporter mon appareil et je ne vous ferais pas l’affront de vous montrer les médiocres photos que j’ai essayé de prendre avec mon téléphone. Mais heureusement j’ai trouvé quelques photos sur le site officiel, que vous puissiez vous faire une petite idée.

Et puis pour finir le restaurant. Cuisine chinoise, cantonaise pour être plus précis, donc pas épicé et à base de produits de la mer, comme cette reconstitution de choucroute avec du magret de canard, du lard de la coquille Saint-Jacques et de la méduse, délicieux. Repas excellent de point en point à l’exception du service ultra rapide, pas le temps de finir son plat que déjà le suivant arrive. Résultat fin du repas à 21h…