Une ombre file dans la nuit…

Ce n’est pas sans un petit sourire au coin des lèvres que j’ai découvert ces messages sur le table d’affichage de la station de 東大前 (todaimae) le dernier soir de l’année en rentrant du labo. Chaque gare (ou presque) conserve en effet un vieux tableau d’ardoise pour y inscrire ou que les usagers y laissent des messages informatifs et ce en dépit de l’avènement des écrans électroniques et iphones en tous genre.

Même si nous ne sommes pas a la gare de Tokyo, certains auront remarque le fameux code ‘XYZ’ qui permet de contacter Ryo Saeba (alias Nicky Larson dans nos vertes contrées) dans le célèbre manga ‘City Hunter‘ qui a fait la gloire du Club Dorothee en son temps.

Bonne Annee du Lapin

…sans les olives…

Après presque un mois sans billet, le blog reprend un peu vie en ce début d’année. La fin de l’année a été assez agitée avec des voyages a répétition aux synchrotrons, un article a réécrire, le grand ménage d’hiver (traditionnel au Japon), la pile de cartes de nouvel an a écrire (encore plus traditionnel)… même pas le temps de s’occuper des cadeaux de Noël. Les 6 jours de vacances n’ont pas été de trop pour recharger les batteries.

On a quand même pris le temps de se faire un restaurant, cette fois typiquement japonais, 梅の花, ‘La fleur de prunier‘. Myriade de petits plats a base de tofu (si si sans blague) servis dans des plats alternants formes et couleurs, petit salon particulier, ambiance feutrée sur fond de musique classique, un régal. On reviendra (aussi parce qu’on a eu un coupon pour du vin de prune a volonté la prochaine fois), et si d’aventures quelqu’un venait nous voir a Tokyo, nous l’inviterons avec plaisir a cette adresse (un peu de pub, mais c’est aussi pour compenser le fait que notre appartement actuel est trop exigu pour nous permettre d’accueillir décemment d’éventuels voyageurs).

De nouveaux messages a venir très bientôt.

La main a la pate

Rien de japonais dans le billet d’aujourd’hui, juste une petite digression pour vous parler d’une action menée dans les écoles primaires depuis maintenant une quinzaine d’année, mais dont je n’ai découvert l’existence que très récemment.

En fait il y a quelques années j’étais tombe un peu par hasard sur une vidéo-conférence donnée par un certain Yves Quere, Physicien et membre de l’Académie des Sciences a l’École des Mines de Nancy en 2006 sous l’intitulé ‘Entre bienfaits et fléaux, doit-on avoir peur de la science?‘. Cette conférence se découpait en trois aspects: éthique, culturel et pédagogique. Et au cours du dernier volet ce cher monsieur présenta une nouvelle approche des sciences a l’école primaire basée sur l’expérimentation par les enfants eux-même comme moteur de leur développement personnel (d’où le nom ‘La main a la pâte‘). J’avais trouve son exposé absolument passionnant et je vous invite vivement a visionner cette conférence.

Beaucoup plus récemment, suite au décès de Georges Charpak, le prix Nobel de physique, j’ai commande quelques-uns des ouvrages portant son nom. Je passe rapidement sur les deux premiers ‘Devenez sorciers, devenez savants‘ démystifiant les mystiques et ‘Soyez savants, devenez prophètes‘ monologue bavard sur la philosophie des sciences, tous deux sans grand rapport avec le physicien. Le troisième ouvrage en revanche ‘L’Enfant et la Science‘ s’est révélé beaucoup plus intéressant. Il s’agit du bilan de 10 ans d’action ‘Main a la pâte‘, cette refonte de l’enseignement des sciences a l’école primaire initie par trois académiciens, Georges Charpak,, Pierre Lena et Yves Quere (tiens, ce nom ne m’est pas inconnu. Ce livre retrace l’histoire et les enjeux de cette refonte, qui ne vise non pas a enseigner plus de sciences a l’école, comme on enseigne le français ou l’histoire, mais a en proposer une approche pratique par l’expérimentation. Le plus surprenant est l’impact qu’a cette approche sur le développement d’autres capacités de l’enfant comme le raisonnement et la maitrise du langage. Mais plutôt que d’expliquer maladroitement ici, ce qui est détaillé de façon limpide dans ce livre, je vous invite plutôt a vous y plonger.

Le Fujiyama

Si A me voyait écrire ça, elle m’aurait déjà étranglé. Il n’y a que les occidentaux pour dire FujiYAMA. Ici c’est Fujisan, attention pas le ‘san‘ de ‘monsieur‘, mais ‘san‘ de ‘montagne‘, la lecture japonaise du Kanji de la montagne qui se lit ‘yama‘ quand il est seul… On sent que je viens de passer mon examen de japonais.

Mais assez tergiverse, je ne vais pas vous parler aujourd’hui de linguistique, mais de la magnifique vue sur le Fujisan donc, dont nous avons pu profiter ce weekend. Sous un soleil radieux, et pour nous décoller les yeux des écrans de télévision, ordinateur, téléphone ou autre, nous avons admirer le magnifique panorama qu’offre la mairie centrale de Tokyo du haut de ses 45 étages. Alors oui, certaines me diront que depuis la tour de Tokyo on peut surplomber la ville du haut de ses 350 mètres, mais au prix d’une longue file d’attente et après avoir délesté son porte-monnaie  substantiellement. A la mairie, il n’y a presque personne et c’est gratuit, avis aux futurs touristes! Et en cette magnifique journée d’automne le ciel d’un bleu limpide nous a permis d’admirer le majestueux Fujisan au loin, derrière des kilomètres d’urbanisation.

Je vous laisse admirer quelque unes des photos prises avec mon super objectif grand-angles, malheureument entachees des immondes reflets des vitres de la mairie sur la galerie.

Un apres-midi au parc

Agréablement surpris du résultat obtenu avec mon appareil pour les portraits samedi, j’ai profite du soleil radieux du dimanche pour ‘shooter’ quelques enfants au parc de Shinjuku, littéralement envahi en cette douce après-midi.

Je ne suis pas encore tout a fait satisfait du résultat, mais il y a du potentiel. Le reste des cliches se trouve sur la galerie.

Noel chez les proteines

Alors que j’entends que les premières neiges tombent en Alsace, voila que mes protéines se donnent aussi des airs de fête quand j’essaie de les cristalliser.

J’avais jamais vu des protéines faire des cristaux comme ça, la nature est plein de surprises!

On verra dans deux semaines au synchrotron si le père Noël est généreux cette année.

JFR 2010

Hier a Tokyo avait lieu l’annuelle Journée Francophone de la Recherche, co-organisée par l’Ambassade et Sciencescope (l’association des scientifiques et étudiants francophones au Japon).

Cette fois j’ai été nommé co-photographe officiel pour couvrir l’évènement avec un listing de VIP et d’organisateurs a prendre absolument en photo pour ne froisser personne. Mon collègue étant bien mieux équipé que moi (Canon EOS 5DMkII, 135mm F2L, 24-105 F4L IS, Speedlight 580EX II pour les connaisseurs), je comptais un peu sur lui pour assurer les photos pro des VIP. Il faut dire que c7eait aussi la première fois que je prenais des portraits dans ce genre de conditions (zoom 70-200mm F4L IS, pas de flash) et je n’étais pas sur de la réussite de l’entreprise.

Comme il était presque impossible de lire les noms des personnes sur leur badge a moins d’un mètre, j’ai finalement décidé de prendre des photos d’à peu près tout le monde. Au total j’ai du prendre près de 300 cliches, ramenés a 170 après tri, photos qui sont visibles sur le site habituel, ici.

Par la même occasion, A. et moi avons été élus au comité d’administration de l’association Sciencescope pour l’année a venir (il faut dire que les candidats ne se bousculaient pas…)

l’Auberge de l’Ill

Samedi dernier on est allé a l’Auberge de de l’Ill, non pas a Illhausern, a Tokyo.

Comme vous pouvez le voir l’ambiance est assez… comment dire… conforme a l’image que les japonais se font du raffinement français…

Le petit salon pour patienter dans les roses, j’adore.

Trêves de plaisanteries parlons cuisine. De ce cote la, c’est plus moderne avec grandes assiettes mettant en valeur les portions microscopiques. On fermera juste les yeux sur les prix des vins et le choix limite en vins d’Alsace (inconcievable).

Au final, une bonne adresse, mais a réserver pour les grandes occasions.

Demi-marathon autour de Tokyo

Comme il y a deux ans, nous avons essaye cette année de faire un tour de la ligne Yamanote qui encercle la ville de Tokyo.

Jour férié, plein ciel bleu, 11-18˚C, peu de vent, les conditions idéales étaient réunies. Petite modification dans les règles du jeu cette fois, plus la peine de coller au plus près du trace de la ligne, mais collecte des tampons de chaque gare obligatoire, ce qui rallonge considérablement le challenge, surtout dans les grandes stations comme Tokyo ou la recherche du dit tampon peut prendre un bon quart d’heure. Et puis comme on se s’est pas excessivement entraines cette année, on a marche a un rythme un peu moins sportif que la dernière fois.

Départ a 9h00 le matin, direction plein Ouest vers la gare de Shinjuku pour le premier tampon, puis c’est parti plein nord vers Ikebukuro. On commence a connaitre le terrain et le plan n’est sorti que pour lever quelques doutes sur le chemin le plus court. Pause a Tabata pour se restaurer, faire quelques emplettes et acheter une part de tarte pour le soir. Détours dans le grand cimetière derrière Nippori, puis on redescend vers Ueno, en se frayant un chemin a travers la foule de Ameyoko, toujours vers le Sud on passe par Akihabara, on continue vers Tokyo et comme il fait encore jour on pousse jusqu’à la station suivante, Yurakucho, a deux pas de Ginza.

Finalement on aura pas fait le tour complet, mais quand même 25 kilomètres, sans forcer, c’est déjà pas mal.

Quelques photos (une poignée, la batterie de l’appareil photo m’a lâché prématurément, et les tampons collectes, plus ou moins clairs en fonction de l’age de l’encre disponible…) sur la galerie.

Au coeur du parking automatique

Je ne sais pas pour vous, mais moi je me suis toujours demande comment les voitures étaient rangées a l’intérieur des parking automatiques japonais dont on ne voit jamais que le box d’entrée ou l’on gare sa voiture.

Eh bien je ne suis apparemment pas le seul a me poser ce genre de question, puisque que quelqu’un a pris la peine d’installer une camera sur le tableau de bord de son véhicule pour découvrir les entrailles de ces parkings souterrains.

La vidéo est par ici.