Kamakura

Maintenant qu’il fait un temps superbe, on peut enfin en profiter en allant faire un peu de tourisme, et suer a grosses goutes accessoirement.

Ce dimanche, A voulait voir la mer et on a donc décidé d’aller a Kamakura, histoire de mêler le culturel a l’agréable. Kamakura c’est cette petite ville au Sud de Tokyo et les pieds dans l’eau, a a peine 1 heure de train depuis Shinjuku. En arrivant, on sent tout de suite qu’on a quitte la grande ville, ambiance plus détendue et chaleureuse (et pas seulement a cause des 33˚C a l’ombre), petit vent frais qui vient de la mer et pas de filles qui marchent en X.

On s’est tranquillement promené dans les rues pour se rendre au grand Bouddha, l’attraction principale, manger un morceau, voir deux trois temples et longer le bord de mer. Si les temples sont plus fréquentés par les gens d’un age certain et les touriste étrangers, on retrouve malheureusement a la plage tout la faune de Shibuya (même les corbeaux sont de la partie). C’est toujours un plaisir de croiser ces jeunes peroxydes, micro-tatoues, le porte-feuilles Vuitton cale dans le maillot de bain, en route pour rafler les dernières gouttes d’alcool disponibles dans les supérettes alentour…

Le reste des quelques photos de la journée sur la galerie en suivant ce lien.

Apres la pluie…

Ca y est la saison des pluies est enfin finie!

Après 3 semaines de temps gris, humide et lourd, ou chaque prévision météo pour le lendemain n’était qu’une copie de celle de la veille, le soleil est enfin de la partie.

Bon, en y regardant de plus près la météo des jours a venir n’est pas d’une grande variété, mais a choisir je préfère quand même ça. Au moins il fera beau pour aller au synchrotron la semaine prochaine…

Fuurin

Pas grand chose a raconter ces derniers temps, le labo est dans les cartons et le ciel d’un gris maussade navrant.

Atmosphère trop lourde pour se promener plus de 5 minutes sans sentir perler les premières gouttes de sueur, on se réfugie très vite dans les grands magasins climatisés ou on se terre dans l’appartement en attendant des jours meilleurs.

Donc, aujourd’hui je vais parler d’un petit accessoire japonais que j’affectionne beaucoup, le fuurin. Il s’agit d’une sorte de clochette métallique ou en verre soufflé de laquelle pend un mince ruban de papier (façon marque-page – oui je sais, c’est pas très poétique) sur lequel est traditionnellement écrit un Haiku (ces poèmes japonais ultra-codifies – euphémisme), mais qui fait maintenant souvent place au nom du fabriquant.

La première fois que j’ai entendu parler de cet objet, ça devait être dans un manga et une de mes priorités lors de mon premier voyage au Japon était de m’en procurer un. Malheureusement pour moi que était venu au mois d’Aout, les furin ne sont vendu qu’au début de l’été. En effet, accroches aux fenêtres au début de la période estivale, leur tintement au gre du vent est censé apporter un sentiment de fraicheur aux occupants.

La tout se suite, celui qui est accroche chez nous ne risque pas de tinter, vent nul et pluie intermittente, et pourtant il fait bien chaud…

Demenagement

En ce moment le rythme de travail est plutôt réduit au labo, et pour cause, on déménage de nouveau. Après seulement deux ans dans nos nouveaux locaux en plein cœur du quartier des riches, on déménage pour le campus principal de l’université de Tokyo et ses bâtiments centenaires (ou presque). Plus de prestige donc, mais moins de place… en plus il parait que le labo d’à cote travaille avec des souris, bonjour les odeurs.

Pourquoi ce changement de labo? Une raison principale a été invoquée par le chef, pourvoir recruter plus d’étudiants brillants, qui vont se tuer  au travail (cf notre champion, 11h-4h du matin 7 jours sur 7) et qui ne partirons pas après dans une entreprise quelconque a la fin du Master. Selon le chef, les étudiants qui viennent de notre ancienne université ont plus de probabilité de partir dans le prive, l’université ayant des liens plus forts avec les entreprises. Et comme en plus un étudiant de Master qui ne reste pas en thèse va passer l’équivalent d’une année a chercher son futur travail, c’est de la place et du temps de formation perdu pour le labo (surtout quand l’étudiant va travailler comme agent de gare…). Au contraire, celui qui veut rester en thèse ne va pas perdre du précieux temps de recherche et sa formation sera mise a profit. Malheureusement il est extrêmement difficile d’obtenir une bourse de thèse (un article en premier auteur minimum) et c’est ce qui décourage la plupart qui ne souhaitent pas s’endetter pour faire une thèse avec a la sortie de faibles chances de trouver un poste. Mais je m’égare.

Les raisons de notre déménagement sont aussi sentimentale. Le nouveau labo appartient au département ou le chef a obtenu sa thèse, et plus précisément l’ancien occupant du labo n’est autre que l’ancien chef de mon chef, devenu depuis son rival. Reprendre son labo c’est donc aussi, je pense, une petite vengeance personnelle.

Parce que ce déménagement engendre aussi pas mal de désagréments pour les autres, un mois de travail perdu, tout a organiser pour le prof associé, un trajet encore plus long chaque jour pour la plupart des membres du labo, et la nécessite de re-déménager pour ceux qui veulent continuer a travailler passe l’heure du dernier train.

Pour moi, pas trop de changement, j’ai déjà déménage au début de l’année pour me trouver a équidistance des deux labos. Quelques jours de chômage technique j’espère!

Hanafuda

Certains d’entre vous connaissent surement le jeu de go, ce jeu de plateau qui se joue avec des pierres noires et blanches pour conquérir le plus de territoire, ou le shogi, le jeu d’échecs japonais, mais qui connait le jeu de carte traditionnel appelé Hanafuda?

Ce jeu de carte est composé de 12 séries de 4 cartes florales représentant chacune l’un des douze mois de l’année. Chaque série comprend en général deux cartes simples et deux affublées d’animaux ou autres éléments décoratifs. Le but du jeu, en dépit de ses nombreuses variantes, consiste a faire des combinaisons de carte (animaux, motifs de couleurs identiques,…). La version la plus jouée, appellee Koi-koi ou Go-Stop en Corée, laisse le choix après chaque figure réalisée entre s’arrêter et jouer la sécurité ou poursuivre pour réaliser des combinaisons plus complexes et démultiplier la mise, mais avec le risque de concéder deux fois plus de points a l’adversaire si celui-ci réalise une combinaison entre-temps. Chaque partie se jour en 6 ou 12 manches, ce qui laisse largement le temps de retourner la situation de façon dramatique.

J’ai découvert ce jeu, ou plutôt ses cartes, pour la première fois il y a plus de 15 ans quand ma grand-mère m’a fait cadeau d’un jeu de cartes aux motifs étranges, souvenir d’un voyage au Japon. Ce n’est que bien des années plus tard que j’en ai découvert les règles au travers d’une série coréenne a base de gangsters passant leur ‘soirées poker‘ en s’affrontant sur ce jeu. Il semble en en effet que ce jeu a souvent été utilise pour les paris illégaux. Certains d’entre-vous auront peut-être aperçu certaines de ses cartes dans les trois minutes du film d’animation ‘Mes voisins les Yamada‘ ou au cœur de l’affrontement final du tout récent ‘Summer wars‘, film d’animation japonais toujours.

Je ne me lasse pas de regarder ces cartes aux motifs si colores, bien plus poétiques que notre jeux de carte classique occidental.

ps: une version flash du jeu avec règles en anglais est jouable sur internet ici.

Pollution sonore

Des élections sont en approche imminentes (ne me demandez pas de quoi il retourne plus précisément, je ne suis pas très au fait du système législatif japonais).

Toujours est-il que les posters des candidats commencent a être placardes sur les panneaux réglementaires prévus a cet effet et que, plus gênant, les candidats se mettent en campagne. Pratiquement ceci signifie que chaque candidat parcours la ville (ou sa circonscriptions) dans un van équipe de mégaphones pour diffuser son message politique a qui veut bien l’écouter (par ce que de toute façon il est impossible de ne pas l’entendre).

Et que ceux qui espéreraient qu’il suffit d’attendre que la caravane passe (et s’éloigne hors de portée) ne se réjouissent pas trop vite, les candidats s’installent aussi aux sorties des principales gares pour tenir des meetings publics a grand renfort de mégaphones ou ils déballent leur programme (ou leur critiques du parti adverse), un calvaire.

Et bien sur, ils officient même le jour du seigneur (et de la grasse matinée).

Une petite vidéo pour mieux illustrer mon propos

Phoque japonais

Aujourd’hui a l’aquarium d’Ikebukuro, construit au sommet d’un building (!!), nous sommes tombés sur un phoque imitant a la perfection le japonais somnolant dans le métro se réveillant en sursaut a intervalles réguliers dans l’angoisse de manquer sa correspondance.

Question artisanat

Nouvelle question cette semaine, a quoi sert cet outil?

Réponse en vidéo la semaine prochaine ou avant si vous trouvez la solution.

edit: deuxième photo, en mouvement.

edit2: et la réponse en vidéo.

Tsuyu

Nous sommes en Juin et l’annuelle saison des pluies bat son plein.

Ambiance tropicale du matin au soir sous ciel couvert avec pluie a répétition, un peu comme a la salle de bain après la douche, mais en permanence. Heureusement qu’il y a la clim au labo, ça donnerait presque envie de faire des heures supplémentaires… presque.

Du coup, n’espérez pas trop de photos dans les prochains temps, car après la pluie viendra le soleil de plomb, un peu plus agréable, mais tout aussi rédhibitoire pour les ballades. Ma saison préférée commence… sic.

Spring-8 episode 3

Et oui, on est le 20 Juin, c’est donc le jour du voyage mensuel au synchrotron, ça commence a être une routine.

Cette fois seulement 4 participants pour 24h, je faisais partie de la B-team avec miss ‘Oui!’ (cf photo du labo). Toujours des centaines de cristaux a tester, mais cette fois enfin après avoir analyse un bon millier de cristaux et passe l’équivalent d’une bonne quinzaine de nuits blanches au synchrotron, miss N., la tenace du labo (A-team), a enfin réussi a enregistrer des données de bonnes qualité, chapeau bas.

De notre cote la B-team n’a pas trop brille par les résultats malgré la bonne centaine de cristaux analyses… on ne peut pas gagner a tous les coups. On se console en se disant qu’on fera mieux le mois prochain (sic) et profitant pour une fois d’une, quoi que courte, nuit de soleil.

Reste enfin mon passage préféré, la dispersion du reste d’azote liquide sur la verdure environnante, un régal!