Hier soir c’était le grand feu d’artifices à Tokyo sur les rives de la Sumidagawa près de Asakusa. Chaque été le Japon est le théâtre de centaines de feux d’artifices à travers tout le pays. Celui d’hier est l’un des plus impressionnant aussi bien par la taille que par la foule qu’il draine. Quand on sait qu’il y a 12 millions d’habitants à Tokyo, on prend peur à s’imaginer ce que ça va donner s’il décident tous de venir voir le feu d’artifices…

Effectivement, en chemin pour le lieu de rendez-vous où je dois retrouver d’autres expatriés, on croise déjà nombre de jeunes filles en yukata (le kimono léger qu’on porte en été souvent à l’occasion des festivités) et après le transfert pour la ligne qui mène à la destination finale la rame est aussi pleine qu’aux heures de pointe.

Une fois sur place, le secteur a été activement bloqué, balisé, cloisonné par les forces de l’ordre qui s’époumonent au mégaphone pour réguler le flux continu de spectateurs. En constatant que le réseau téléphonique est saturé (un peu comme en France à nouvel an, je suis un peu déçu par les japonais sur ce coup là) j’abandonne l’idée de retrouver mes camarades parmi les milliers de gens que je croise.

Ne sachant trop où aller pour avoir la meilleure vue, ou au moins voir quelque chose, je m’engouffre dans l’artère principale qui mène au pont traversant ladite Sumidagawa avec feux d’artifices de part et d’autre. On avance à un petit mètre par minute, mais comme le spectacle dure plus d’une heure et demi, j’aurais quand même le privilège d’assister à plus d’une demi-heure de spectacle avec une vue magnifique.

Arrivé de l’autre côté du pont, tout aussi barricadé, je décide d’essayer de rejoindre la station la plus proche pour prendre le chemin du retour avant que le million encore sur place ne fasse de même. il me faudra quand même une petite demi-heure de marche avant d’arriver à une gare après avoir croisé des bandeaux de gens assis à chaque intersection donnant vue sur l’événement.