7-5-3

Ce weekend, comme il fait beau et que je suis réveillé de bonne heure (plus ou moins de mon plein gré), je suis allé me promener un peu, et en passant devant le temple au coin de la rue j’ai surpris une activité inhabituelle: plusieurs familles avec les enfants en costume traditionnel.

Et là ça a fait tilt dans ma petite tête, aujourd’hui c’est la fête des 7, 5 et 3 ans, l’occasion pour les chérubins de revêtir leur plus beaux apparats, certains pour la première fois. Et pour faire de jolies photos je me suis dit que j’aurais de plus beau modèles à Meiji-jingu, le grand ‘parc’ près de Shibuya où l’on peut voir des mariages traditionnels presque chaque weekend.

En arrivant sur place, la densité de familles avec bambins me confirme que je suis sur la bonne piste. Et effectivement, une fois arrivé sur la grande place du temple, c’est un vrai festival de couleurs et d’appareils photos pour immortaliser cette journée mémorable.

Je vous laisse admirer.

Demolition

Oui, je sais, j’ai pris un peu de retard dans la rédaction de mes messages. Je vais donc zapper le voyage de labo pour le moment et me concentrer sur les choses plus récentes et autre que le boulot.

Il y a un mois j’avais reçu dans ma boite aux lettres un papier, illisible comme d’habitude, signalant quelque événement dans le voisinage ayant lieu entre le 12 et le 30 Novembre. Le dit papier a assez vite fini à la poubelle, section recyclage papier, sans que j’y prête plus d’attention. Mais quand le 12 au matin je me suis fait réveiller par des bruits de marteau et de fenêtres brisées, j’ai soudain fait le rapprochement et compris qu’on m’avais annoncé la destruction de la maison devant ma fenêtre… et donc, depuis maintenant presque trois semaines j’ai pu suivre au quotidien (sauf le dimanche) la démolition méthodique de la maison.

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Heureusement ça a l’air d’être fini et je vais pouvoir de nouveau faire la grasse matinée le samedi à partir de la semaine prochaine.

La grande boucle

Le weekend dernier, temps pourri j’ai pas pu faire grand chose de bien intéressant Mais ce weekend il fait Super Beau.

Samedi, première ballade jusqu’au Musée d’Art de Tokyo (traduction littérale) pour voir une exposition sur Picasso, regroupant plus de 200 œuvres de l’artiste. C’est impressionnant j’en conviens, mais je ne comprends toujours pas cette peinture, je ne sais pas si je réfléchis trop ou si je n’ai pas assez d’imagination, mais le résultat reste le même… Au final une après-midi agréable avec une belle ballade et quelques photos.


Dimanche, on passe aux choses. Suivre la ligne Yamanote qui ceinture la ville. Règles du jeux: marcher le plus près possible des rails (pas sur les rails) et prendre des photos à chaque station Plein soleil prévu pour toute la journée, impeccable. Départ 8h15 pour faire tour dans le sens trigonométrique… je pars vers le sud quoi. Heureusement j’avais à peu près prévu l’itinéraire à l’avance pour éviter les culs de sacs et les détours.


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Au final 42 km de marche couverts en 8 heures et 15 minutes. Pas mal! Je pense que demain matin au réveil je vais payer le prix de mon exploit en posant le pied par terre.

Pour les photos authentifiant la performance il faudra attendre un peu que je trouve un endroit où les mettre, le système que j’utilise actuellement étant limité en place et doté de la fâcheuse tendance de mettre les images dans le désordre.

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Voilà qui est fait.

Marche

Aujourd’hui il fait beau, il ne fait pas trop chaud. Ça ne va pas durer alors autant en profiter pour se balader un peu (beaucoup).

Mon objectif à terme est de réussir à faire le tour de la ville dans la journée en suivant le tracé de la célèbre Yamanote line qui ceinture Tokyo. Ce n’est pas encore pour aujourd’hui (je suis parti à 11h30 aussi il faut bien dire), mais c’est déjà pas mal. Je vous laisse juger.

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Jour férié

Enfin un jour sans boulot depuis mon retour au pays des fourmis, et en plus il fait beau c’est la fête.

J’en ai profité pour laver les draps et plus intéressant faire une petite ballade jusqu’à Shibuya pour voir une exposition et faire le tour des magasins.

L’exposition en question était dédié au peintre anglais John Everett Millais. Jour férié aidant le musée était encore plus bondé qu’un dimanche… j’ai donc plutôt survolé l’exposition. Bien que les tableaux soient magnifiques par leurs couleurs, leur contracte et la finesse du trait, je n’ai pas été très touché pas ces œuvres que j’ai trouvées manquer de vie, à l’image de la pièce maîtresse, Ophelia.


Je vous laisse sur ces quelques photos.

TGS 2008

Malgré le travail à haut régime, weekend inclus, j’ai quand même pris le temps aujourd’hui d’aller au Tokyo Game Show, le plus grand salon du jeu vidéo de l’archipel.

Même si mon intérêt pour les jeux vidéos s’est lentement érodé (quoi que…) ce salon a longtemps représenté un objet d’admiration. Je me devais donc, habitant maintenant à une petite heure de train du site, de m’y rendre pour vivre l’événement à chaud.

Comme au printemps, le salon se déroule dans plusieurs halls immenses mais néanmoins bondés, où chaque développeur présente ses récentes productions, la plupart du temps en version jouable. On peut donc essayer gratuitement les prochains jeux qui sortirons d’ici quelques mois (ou quelques années en Europe) moyennant un délai d’attente allant de 30 min à 4h pour les bloc busters… J’ai déjà fait le piquet près de deux heures la dernière fois pour me faire humilier à Street Fighter 4, j’ai donc décidé de ne pas tenter ma chance (et perdre mon temps) cette fois ci, et me suis contenté de déambuler dans les allées au grès de la marée humaine.

Muni de mon APN de poche j’ai néanmoins pu m’adonner aux deux autres activités possibles : prendre en photo les cosplayers et les hôtesses des stands. Bien que n’étant pas armé comme la plupart des autres photographes de reflex avec moult flashs et n’ayant pas fait la queue 10 minutes pour pouvoir prendre les modèles en gros plan, j’ai néanmoins ramené quelques clichés.

Softball

Depuis mon retour pas grand chose d’intéressant. Reprise du travail à fond de train avec directement un séminaire de travail le jeudi et un journal club le lundi suivant, sans parler des manips 7 jours sur 7 maintenant. Bref à priori rien de bien intéressant à vous raconter, sans parler du secret professionnel.

Et pourtant, coup de bol, il s’est quand même passé quelque chose. D’abord une fête de labo au restaurant comme d’habitude pour célébrer l’arrivée de la prochaine vague de main d’œuvre, je veux dire de jeunes étudiants de Master, au printemps prochain. Comme d’habitude boisson à volonté et ambiance détendue.

Mais l’événement de semaine, c’était le tournoi annuel de softball de l’Institut. Septembre est le mois de prédilection des japonais pour les manifestations sportives amateurs de l’école primaire aux laboratoires de recherches. Pourquoi le softball me direz-vous. Tout simplement parce que le baseball, bien qu’étant le sport national, est trop compliqué et techniques pour les débutants alors que le softball (la version pour filles dirons certains) en reprend les bases mais simplifie un peu les choses: la balle est plus grosse (plus facile à voir), le terrain est plus petit et le lancer se fait ‘à la cuillère’, sous la taille, les balles étant par conséquent moins rapides et plus faciles à frapper.
N’ayant fait du baseball qu’une fois au lycée, mes compétences en la matière s’annonçaient plutôt mauvaises. Une petite semaine de mise en forme pré-tournoi chaque soir à base de pompes et d’abdos avait en plus renforcé mon sentiment d’être devenu une vrai loque après presque un an sans activité physique autre que la demi-heure de marche pour se rendre au labo chaque jour. Pour ne pas passer totalement pour un débris je ne suis quand même fendu d’une nouvelle paire de tennis aux couleurs chatoyantes du plus bel effet, des Nike free 5.0 V3, sensée procurer des sensations de course pied nu…

Bref, arrivée sur le terrain, petit échauffement, échanges de balles (je vise toujours aussi mal, ça aussi ça ne s’est pas amélioré), et préparation de l’appareil photo (au moins là j’ai une chance de briller). Premier match, je suis seulement batteur. Arrive mon tour, strike, puis hit, je m’élance vers la première base et comprend à l’approche de mon but pourquoi les chaussures à crampons sur cette terre battue assez molle, impossible de s’arrêter. Je finis en glissade, impressionnante à défaut d’être élégante sur la première base, safe. Batteur suivant, hit, je vole vers la seconde base (au moins je n’ai pas perdu à la course) et atteint la seconde base en glissade contrôlée façon tacle (tant de fois pratiqué pendant les parties de foot dominicales que s’en est devenu un geste naturel). Batteur suivant, c’est reparti mais cette fois je n’ai pas le temps d’atteindre la troisième base, dommage.
Match suivant on m’assigne au poste de défenseur de la seconde base. Monumentale erreur. Bien que n’étant pas l’élément qui a fait sombrer notre équipe dans les tréfonds du classement, on ne pas dire que j’ai brillé en tant que défenseur: temps de réaction trop lent (sans parler de l’absence d’adhérence, pour les changements d’adhérence c’est mission impossible), contrôle de la réception avec le gant main gauche et lancers de la main droite hasardeux. Le match se finit sur une deuxième défaite.
Pour le troisième match, je reviens à mon poste de batteur uniquement. Petit séance d’entraînement à la batte sous l’œil de N., mon pote, qui s’avère être un caïd du baseball, lancers supersoniques, swings fulgurants et contrôles parfaits. Et la leçon paye, deux magnifiques hits qui trois batteurs plus tard se sont concrétisés en points pour mon équipe. Hourra. Bon finalement on aura pas gagné ce match non plus, mais au moins j’aurais eu la satisfaction d’avoir lutté pour la victoire avec mes coéquipiers.

A défaut d’avoir brillé en défense, j’ai par contre saisi la balle dans l’objectif, je vous laisse apprécier ces quelques clichés.

Retour

Et oui, ça y est je suis rentré à Tokyo, avec reprise illico des manips. Mais d’abord petit compte rendu du voyage.

Départ de l’Euroairport, dit comme ça c’est autrement plus classe que simplement l’aéroport de Bâle-Mulhouse, le samedi matin à 11h20, enfin je dis ça, c’était l’horaire prévu, et comme il fallait s’y attendre il fallait compter avec une petite demi-heure de retard. Rien de bien méchant à priori, sauf que ma correspondance ne me laissait qu’un battement de 45 min. En comptant qu’il fallait en plus changer de bâtiment à Paris, je ne partais pas gagnant.

Effectivement, quand notre vol ‘Régional‘ atterri enfin et que je rejoint le hall 2G il est déjà 12h50, mon vol est à 13h15 et les panneaux affichent « dernier appel »… c’est mal parti. Mais sait-on jamais, je cours prendre le bus pour rejoindre le terminal 2F. 10 minutes plus tard, après 6 rond-points, un parigo en Audi S4 sortant de sa voiture pour venir engueuler notre chauffeur qui le klaxonnait trop à son goût, j’atteins le dit hall 2F. Petite resquille pour passer un peu plus vite aux contrôles (d’où l’intérêt de se préparer en configuration ‘rien dans les mains, rien dans les poches‘ pour éviter de repasser trois fois au détecteur ou de déshabiller plus ou moins complétement) et finish à bout de souffle à la porte d’embarquement 42 pour mon vol. Gratifié d’un ‘ben dis donc, vous avez fait vite’ et comme la file de japonais n’a pas fini d’embarquer, on me laisse gracieusement monter à bord. Ouf!

Mon bagage soute n’aura lui pas eu la même vivacité que moi. Il ne me rejoindra qu’une poignée d’heures plus tard par un autre vol, ce qui finalement n’était pas plus mal. Pas de bagage à traîner dans le train ou le métro et livraison à domicile.

Typhoon


Devinez qui prends l’avion demain ?

Retour au pays

Ça y est, plus qu’une semaine avant mon retour en France.

Je compte les heures.

Heureusement j’ai une montagne d’expériences à faire pour m’occuper…

PS : serais (plus ou moins) disponible sur la région Alsace du 15 au 19 Septembre.