Examens

Mardi tout le labo s’était déplacer pour assister à la soutenance des étudiants en Master. L’occasion de prendre le train pour se rendre à notre précédent labo (où les étudiants sont inscrits) et de se rendre compte de ce à quoi j’échappe chaque jour en habitant près de mon lieu de travail.


Récompense pour s’être farci 3 heures de présentations en japonais à l’autre bout de la ville, une soirée au restaurant de viande grillée avec les lauréats. Petit détail non négligeable, le restaurant est spécialisé dans les abats… Finalement, une fois tout ça bien grillé et assaisonné, ça passe assez bien surtout avec une bonne bière en main..

Abandon

Le weekend dernier, attiré par le ciel bleu et un soleil radieux, je me suis promené un peu dans la ville. Je suis toujours étonné de découvrir des maisons a l’abandon dans cette mégalopole surpeuplée où les maisons et immeubles sortent de terre aussi vite qu’ils y retournent.

Saint Valentin

Le temps passe et la St Valentin est finalement arrivée, et comme je vous l’avais annoncé, j’ai reçu mes petits chocolats, preuve à l’appui.


Comment est ce possible? Non, A. n’a pas envoyé de chocolats par Fedex, non il n’y a pas d’eau dans le gaz comme certains accros de Facebook ont pu le penser. La réponse est simple, à la St Valentin les filles offrent deux types de chocolats, ceux destinés à l’élu de leur cœur et ceux destinés aux frères, collègues ou amis, les lots de consolations pour les célibataires. Dans le premier cas de figure le garçon a la charge d’offrir quelque chose en retour un mois jour pour jour après la St Valentin, le white day, en guise de réponse positive.

Cette année c’est notre secrétaire qui s’y est collée.

Nouvel Appartement

Ça y est, j’ai encore déménagé. C’est toujours aussi petit, voir plus, mais ça coûte une bouchée de pain et c’est à deux pas du labo, alors je peux difficilement me plaindre. Bon allez juste un peu quand même, la connexion internet est payante et pourrie.

Petit récit des événements:
Fin décembre je préviens ma propriétaire de mon départ. Comme à chaque fois le propriétaire cherche tous les moyens pour ne pas rembourser la caution, moyennant entre a
utre la facturation de frais de nettoyage. Ayant été prévenu de la combine je n’ai pas été surpris au premier abord, mais c’est la somme demandée qui m’a fait sauter au plafond (100,000 yens… je ne lancerais pas dans la conversion le taux de change est trop fluctuant, sachez juste que c’est presque une fois et demi le prix d’un loyer). Sentant l’arnaque (étranger = pigeon) je me suis renseigné pour me faire confirmer qu’effectivement une telle somme est plus qu’inhabituelle pour nettoyer un appartement de moins de 20 m². Argument de la propriétaire, c’est le même tarif pour tout le monde et c’est du ‘bio-cleaning‘ de professionnels… Après un petit échange de mails à renfort de textes de loi j’ai finalement obtenu gain de cause, à savoir le droit de nettoyer moi-même au lieu de payer.
Second point, le déménagement en lui même. Mes sympathiques collègue
s m’ont proposés leurs services. Plan de bataille : location de petit véhicule et déménagement entre amateurs. Bilan de l’opération : plié en une heure pour une somme plus que modique, et pour remercier mes aides un petit resto sympa le soir.
Enfin l’installation, elle aussi assez rapide aux vues du nombre restreint d’effets personnels que je possède pour l’instant par rapport au nombre indécent de placards disponibles. Histoire d’améliorer un peu le quotidien et de profiter des économies réalisées en récurant l’ancien appartement à la main, je suis doté d’une bouilloire/thermos japonaise ainsi que d’un autocuiseur de riz à induction (top la classe, promis je m’en sers bientôt).

En plus je vis de nouveau à hauteur occidentale, finalement je préfère.

Pieuvre

Aujourd’hui petit quizz. Trouvez l’erreur dans la photo suivante d’un jeune spécimen de pieuvre a anneaux bleus.


St Valentin

Oui je sais, vous allez me dire que ce n’est que dans un mois, mais au japon il n’est jamais trop tôt pour ce préparer, preuve en est la mise en place du rayon dédié à l’événement dans les grand magasins.

Au Japon, la St Valentin est une véritable institution. Je reviendrais sur le ses codes le moment venu, et me focaliserai aujourd’hui sur sa préparation. Pour faire simple, à la St Valentin mademoiselle/madame offre des chocolats a l’élu de son cœur. Et pour l’aider dans sa démarche les grandes enseignes, comme ici Loft à Shibuya, ont mis en place un espace de plus de 200 m² proposant des boites de chocolats plus ou moins luxueuses, mais surtout tout ce qu’il faut pour préparer soi-même et avec amour les chocolats, de la boite en forme de cœur en 10 tailles différentes jusqu’aux poudres de cacao d’origine diverses et plus ou moins aromatisées.

Tout un programme, j’ai hâte d’y être!

Moins cher que pas cher

Au Japon tout est cher ou presque, bonne raison pour acheter au juste prix. Et pour nous aider dans la recherche de prix toujours moins cher les japonais ont un site de comparaison de prix, une sorte de kelkoo local, mais diablement plus efficace. En effet en plus de la classique liste de magasins proposant le produit à différent prix, on trouve aussi des graphiques de l’évolution du prix moyen et du prix le moins cher, une l’évaluation du produit par les consommateurs suivant plusieurs critères et aussi les avis détaillées, commentaires et conseils des usagers. Un vraie mine d’information même pour le néophyte en japonais.
Le plus troublant reste la différence de prix que l’on peut atteindre entre le prix public constaté en grand magasin et le prix le moins cher, jusqu’à 30% inférieur. Cette différence m’a longtemps fait douter de la fiabilité des magasins qui proposent ces prix cassés, sentiment renforcé par le caractère amateur de leurs site internet. J’ai donc finalement décidé d’aller juger par moi-même en allant acheter sur place plutôt que de s’aventurer à commander sur internet.

Premier point, il faut trouver le magasin lui même, qui à la différence des grandes enseignes, n’a pas pignon sur rue et est bien caché dans un dédale de ruelles en retrait de l’agitation des grandes artères. Second point, le magasin se réduit à sa plus simple expression, un guichet et des étagères de produits stockés derrière; rien n’est présenté et le vendeur n’est pas là pour donner des conseils; on sait ce qu’on veut à l’avance ou rentre chez soi. On donne donc la référence précise de ce qu’on cherche, le vendeur va chercher le produit dans les étagères, vous montre la boite pour confirmation et procède à la facturation. Le produit est neuf sous emballage, on reçoit sa facture, pas d’embrouilles.

Après deux achats de ce genre, un appareil photo numérique et un sèche cheveux, je n’ai rien à redire et suis même plutôt satisfait d’avoir pu me passer du vendeur affable prêt a vous abreuver de superlatifs et d’avoir réaliser une économie substantielle.

Un bon bol de nouilles ça se mérite

A nouvelle année, nouvelles résolutions, à commencer par continuer d’entretenir ce blog, qui à mon grand désespoir n’a pas été mis à jour depuis plus d’un mois. J’ai le droit à une petit excuse vacances tout de même.

Premier message de nouvel année donc, et pour que ce blog ne soit pas un journal hebdomadaire de ma vie à Tokyo, je vais essayer de me concentrer sur des événements ou des réflexions ponctuelles.

Je voudrais aussi améliorer la qualité de ma prose et de analyse, en partie après avoir parcouru le blog d’un autre français expatrié s’exprimant dans un style très envolé tous en apportant une vraie réflexion (un littéraire sûrement, intuition de scientifique n’ayant jamais pu commencer ses dissertations par autre chose que ‘de tous temps ….‘).

Assez divagué, aujourd’hui donc pas grand chose à se mettre sous la dent si ce n’est cette petite photo prise le weekend devant le restaurant de nouille au coin de ma rue, récemment ouvert et qui ne désemplit pas. N’ayant jamais eu le courage de faire la queue pour manger des nouilles, je ne pourrais pas vous dire si l’attente est justifiée ou non, mais il n’est pas rare de voir ce genre de file d’attente devant certains restaurants aux allures pourtant modestes. Leur réputation relayée par les nombreux médias locaux ou même sur internet peuvent propulser de simples gargotes en véritable curiosité ou perle rare du moment.

Au moment de la photo le ‘Ramen Zero‘ pouvait se targuer d’une file d’attente de 50 personnes, pas mal pour un samedi midi par 3°C de température extérieure.

Kart

Houlala, c’est la débandade.

Trop de boulot en cette fin d’année pour tenir le blog a jour proprement. Entre les manips avec obligation de résultat, les séminaires, les achats de Noël et les vacances à préparer je ne m’en sors plus. Bon je vais faire un effort et raconter ma sortie karting du mois dernier. Désolé pour le voyage de labo, ça devra attendre encore un peu, mais je sais que certains ont déjà eu l’occasion d’apprécier les photos.

Samedi 29 Novembre donc je me suis inscrit pour participer à la sortie karting organisée par l’Association des Français du Japon (mais plutôt de Tokyo). J’ai découvert récemment que cette association proposait toute une panoplie d’activités entre compatriotes, je me suis donc lancé.
Après une arrivée en retard (10 minutes, impardonnable pour les japonais), j’ai rejoins le groupe (une bonne quarantaine piloté par un GO en dégrisement avec des faux airs de Dupontel) pour prendre le train vers notre circuit plutôt loin en périphérie de la ville, ce qui veut dire à une bonne heure de train. Effectivement, une fois arrivés sur place, le circuit est un peu perdu au milieu des entrepots de voitures, mais on est pas venu pour regarder le paysage, on est là pour faire crisser les pneus et on a trois heures pour savoir qui est le roi de la piste.

Pratiquement, comme on est pas à Monaco, on a commencé par les qualifs en 5 tours en petits groupes pour déterminer deux groupes, les forts et les moins forts. Pas de bol, j’étais dans le groupe des moins forts, mais de peu. Ensuite on fait des paires dans chaque groupe, histoire de réduire le nombre de concurrent en piste à 10 et éviter les bouchons. Pour faire des paires équilibrées le premier de chaque groupe se retrouvait avec le dernier, puis le second avec l’avant-dernier et ainsi de suite. Après c’est tout le monde en piste pour 45 minutes avec pit-stop pour changer de pilote, impliquant la mise au point d’une stratégie d’équipe à la Ferrari (‘alors stratégie à deux ou trois arrêts Jean-Michel ?’) Et c’est là que je me suis fait avoir; étant deuxième du second groupe, je me suis retrouvé avec une limace qui perdais 1 tour toutes les 5 minutes. Tout mes efforts n’ont pas réussi à nous faire émerger des tréfonds du classement.

Néanmoins c’était ben de fun, avec quelques hématomes et courbatures mais surtout un bon moment de détente et presque une journée complète en français. Vivement la prochaine.

Vive la France

J’allais presque oublié les 2 événements majeurs franco-français (ou presque) du weekend, la sortie beaujolais nouveau en première place de tous les étals, même au Darty local ET la sortie du guide Michelin Hôtels et Restaurants de Tokyo 2009, livrés dans leurs authentiques cagots.


Vive nous!