Déluge

L’été touche à sa fin, et les grosses chaleurs aussi.

A la place, et depuis une semaine, nous avons droit à des pluies torrentielles, ayant déjà provoquées un nombre d’inondations et de coulées de boues conséquentes à large couverture médiatique. Et quand je dis pluies, c’est du 150 millimètres par heures pendant parfois plus de 6 heures d’affiliée que l’on subit patiemment, rythmées par les grondements du tonnerre.

Certaines nuits, il n’y a même pas moyen de dormir sur ses deux oreilles.

Paria

La semaine dernière j’ai fait une nouvelle fois l’expérience de la confiance des japonais envers les étrangers.

J’avais en effet décidé de demande une carte de crédit à ma banque, pour pouvoir réaliser dans un futur plus ou moins proche certains achats en ligne, dont des billets d’avion. Et, ayant eu vent de la mauvaise fortune d’un camarade suisse boursier de la JSPS (un comble, un suisse qui se voit refuser une demande de carte de crédit!), je m’étais décidé à faire sournoisement ma demande pendant que j’étais encore un employé du Tokyo Institute of Technology et justifiais d’un salaire mensuel.

Et bien malheureusement cela n’a pas suffit et j’ai moi aussi eu droit à une longue tartine de ‘nous avons le regret de vous informer… en japonais sûr. Je ne cacherais pas ma colère sous-jacente, mêlée au sentiment d’être un criminel notoire ou juste un paria.

Preuve encore une fois que les japonais préfèrent les étrangers en vacances que ceux qui viennent leur prendre leur travail et leurs femmes.

Attente

A défaut de choses à raconter et jusqu’à la prochaine mise à jour je vous envoie quelques photos prises la semaine dernière, quand il faisait encore beau.

Street Fighter

Hier après-midi, mon pote le post-doc N., grand fan de la série des Street Fighter et attendant avec impatience la sortie de l’épisode 4 sur consoles de salon, est venu chez moi pour que que nous nous entraînions aux précédents épisodes, à savoir Street Fighter 2 et 3.

Ré-apprentissage difficile après nos nombreuses années d’inactivités, mais qui a commencé à porter ses fruits après quelques heures. Les sensations reviennent petit à petit. De toute façon la sortie de l’épisode 4 n’étant pas prévue avant la fin de l’année, on a encore le temps de se remettre à niveau.


Après les combats, on a fini la soirée en regardant le match de baseball entre Japon et Corée comptant pour les jeux olympiques, où le Japon a malheureusement encaissé trois points fatals dans la dernière période.

Insectes

Samedi, toujours sous le cagnard, je restreint ma sortie au musée de la photo à un petit kilomètre de mon chez moi pour une exposition de photos d’insectes.

Très belles et gigantesques photos aux couleurs éclatantes avec quelques clichés artistiques: nymphes aux différentes couleurs façon tableau d’Andy Warhol, succession de portraits de mante religieuse de face, 3/4 et profil ou orientation d’antennes de sauterelle rappelant les signaux de drapeaux de la marine.

Très agréable.

Chaleur

Ceux qui consultent régulièrement cette page auront peut-être constaté que les prévisions météo sont toujours les mêmes depuis plusieurs semaines. Ce n’est pas un bug du module météo, malheureusement pour moi, mais bien la triste réalité de l’été nippon. Depuis presque un mois maintenant tous les jours se ressemblent avec soleil et passages nuageux toute la journée, éventuellement de la pluie le soir plus ou moins forte et des températures allant de 27°C au plus frais de la nuit à 33°C sous le soleil de midi. J’ai un peu l’impression de revivre perpétuellement la même journée…

Kosode

Ce dimanche, aujourd’hui même, je suis retourné au musée. Initialement j’étais parti pour voir une exposition de tableaux européens de natures mortes et puis finalement en chemin je suis tombé sur une autre exposition, dédiée aux kosode de l’époque d’Edo, ancêtres des kimono, somme toute forte alléchante et qui changeait un peu des peintures européennes.

J’ai ainsi pu admirer près d’une centaine de ces habits aux couleurs chatoyantes et aux dessins très variés, les transformant presque en véritables toiles.

JSPS

Ça y est enfin, après 2 tentatives ratées, je suis enfin sélectionné pour avoir une bourse JSPS.

Pratiquement ça veut dire que j’ai des sous pour bosser au labo à Tokyo pendant deux ans, c’est la fête. Maintenant j’aurais un peu moins la pression et un peu moins l’impression d’être un boulet pour le labo. Je vais peut-être même pouvoir prendre des cours de japonais gratuitement.

Le pied.

LUMIX

Depuis quelques semaines déjà je suis à la recherche d’un appareil photo numérique compact, non pas que je veuille abandonner le reflex numérique, mais avec la chaleur estivale qui règne ici depuis plus d’un mois maintenant, l’envie de transporter le reflex et ton l’attirail qui va avec a fortement diminué.

Première étape, cruciale, la sélection du modèle, qui se doit d’être à la fois esthétique, bon marché et performant. Après épluchage de nombreux tests comparatifs mon choix s’est porté sur le LUMIX DMC-FX35, modèle très populaire mais efficace. Il a pour lui un poids plume et une taille de guêpe, une optique Leica grand angle, une prise en main conviviale et nombres de gadgets facilitant la prise de photos réussies. Pour faire simple, il suffit d’appuyer sur le déclencheur, l’appareil s’occupe du reste. Seul bémol, tout est en japonais, mais avec leur penchant pour les pictogrammes je devrais pouvoir m’en sortir.

Deuxième étape, plus trépidante, la recherche du meilleur prix. Même si au Japon les prix sont 30 à 40% moins cher qu’en France, ce n’est pas une raison pour payer le prix fort comme c’est le cas dans la plupart des grandes chaînes de distributions fréquentées par les touristes. La recherche préalable s’effectue sur internet grâce à un moteur de comparaison d’un efficacité redoutable qui fournis des statistiques à n’en plus finir, entre autres sur l’évolution du prix heure par heure ou la côte de l’appareil.

Dernière étape, ce samedi, l’achat proprement dit. Plan en main je me dirige vers Akihabara pour faire le tour des boutiques les plus intéressantes qui, à l’opposée des grandes chaînes, n’opèrent pas dur les grandes artères mais plutôt dans des ruelles étroites aux adresses évasives. Et finalement j’ai trouvé mon bonheur, avec la couleur de mon choix en prime et ceci mesdames messieurs pour la modique somme de 20,890 yens au lieu des 25,000 couramment pratiqués chez les concurrents.

Vermeer

Pour noyer mon chagrin après le départ de mes compatriotes dimanche matin, je suis allé à l’exposition consacrée à Vermeer et autres peintres du style de Delft.

Désolé cette fois par beaucoup de photos des toiles, je n’ai pas réussi à les subtiliser sur le site de l’exposition. Exposition consacrée à Vermeer donc, mais pas seulement, sinon le tour aurait été plié en 10 minutes, les toiles intactes du maître n’excédant pas la trentaine. D’autres artistes, dont le nom m’échappe ici, étaient représentés pour mieux mettre en valeur le travail de Vermeer et son style. Deux aspects sont particulièrement mis en avant dans le style de Delft: le travail des perspectives et le travail de la lumière, particulièrement impressionnant conférant un rendu bluffant de réalisme aux toiles, principalement visible sur les plis des étoffes et vêtements.