Tsunami

Ce matin nouveau tremblement de terre, pas très fort par ici, juste assez pour faire osciller doucement le plafonnier.

Mais le deuxième effet Kisscool arrive en allumant la télé pour suivre l’évolution de la situation sur la chaîne nationale: alerte au Tsunami. Bon, toutes proportions gardées, la hauteur de la vague annoncée n’est que de 50 cm et assez loin au Nord, mais quand même, c’est ma première alerte.

Désolé pour le peu de nouvelles ces deux dernières semaines, j’étais en vacances pendant une petite semaine. Compte-rendu et plus de nouvelles très bientôt.

Internet

Comme certains le savent déjà, il est prévu que j’ai internet à la maison, ou plutôt il était prévu.

Depuis le premier courrier qui remonte à … la mi-mai on ne peut as dire que les choses avancent très vite. Alors pourquoi ? Après avoir demandé une basique connexion ADSL on m’a répondu, 3 semaines plus tard, qu’il fallait que je donne le numéro de téléphone de l’appartement.

– J’ai pas, je n’ai pas ouvert de ligne.
– Ah, bon. Ben alors il faut soit trouver le numéro soit prendre la fibre optique.
– Ok je prends.
– Alors il faut annuler la demande ADSL et recommencer la procédure à zéro.
– …

Mi Juin donc, renvoie des papiers et nouvelle attente. Cette fois, messages par mails, coups de téléphone. ‘- Vous avez pas choisi la bonne formule, il faut changer. Le prix a augmenté, ça va ? Ah non, pardon je me suis trompé le prix est le même. On vous rappelle…’ Bref c’est le mic-mac.

Bien sûr toutes les mails et coups de téléphone sont en japonais intégral, donc dés que le téléphone sonne je me précipite dans le bureau du staff pour tendre le combiné à un des post-doc avec un regard suppliant ‘-C’est encore le providerhelp…’. Assez cocasse au début, la situation commence à devenir pénibles et mes aides commencent a douter que je puisse effectivement obtenir une connexion avant de déménager à nouveau en Octobre… moi aussi.

oui

Ce mercredi j’étais encore à un concert, le dernier de la saison c’est promis.
Cette fois j’allais voir YUI, jeune chanteuse pop-rock en vogue, qui arrive à surnager dans le flot de jpop (le terme générique pour la pop japonaise à base de midinettes de moins de 20 ans et de rythmes ultra-stéréotypes). Comment expliquer que la demoiselle ait plus de succès que ses nombreuses concurrentes. Difficile à dire. Principalement, je dirais sa voix très claire et douce qui sort du lot ainsi qu’un petit plus pour son jolie minois.

Le concert (dans le cadre de sa troisième tournée oui Loved Yesterday, jeux de mots a plusieurs lectures ?) avait lieu en plein Shibuya, dans la même salle que le concert précédent d’ailleurs, mais cette fois placé au fond à gauche, exit donc le jolie minois, il faudra se contenter du son. Et comme pour le concert précédent le son était à nouveau bien équilibré mais encore trop fort, dommage, dommage. Rien de dramatique bien sûr, et comme en plus j’étais plus en retrait, pas de sifflement des oreilles à la fin du concert. Comme d’habitude, le show était réglé comme du papier à musique, jeux de lumière décors, bis (encore, prononcé à la japonaise enkorou…) et bien sûr durée totale de deux heures, comme toute bonne animation japonaise qui se respecte.

Évidemment l’événement a aussi été l’occasion de pratiquer l’activité favorite des japonais : faire la queue. Faire la queue pour rentrer dans le hall et présenter son billet, faire la queue pour acheter le T-shirt ou le porte-clé officiel, faire la queue pour acheter un snack avant le concert et naturellement faire la queue pour sortir. J’ai fini par retrouver mes talents de resquilleur développés à la cantine pendant les années de classe prépa pour arriver à l’heure aux colles.

ps3

Ça y est j’ai craqué, j’ai acheté une ps3.

Motivé par la sortie du dernier Metal Gear Solid, je me suis laissé séduire comme 60 000 autres japonais ces deux dernières semaines, par les sirènes du jeu vidéo (une fois encore). Heureusement le prix de la bête est ici bien plus abordable, ce qui a facilité l’ouverture du porte-monnaie.

Et sur ma lancée j’ai aussi pris une manette d’arcade, réplique à l’identique de qu’on peut (ou pouvait) trouver dans les salles d’arcades du Pac-Man au Street Fighter. Pourquoi un stick arcade, d’abord parce que le stick arcade c’est la classe et quand est fan de jeux d’arcades (et de combat notamment) on joue au un stick arcade. J’ajouterais que ce genre d’accessoire est quasi-introuvable en Europe ou a des prix défiants toute concurrence. J’ai donc pris un Real Arcade Pro 3, le haut de gamme, plus gros que la console elle même, 2.5 kg à la pesée pour 40 bons centimètres de largeur, composants remplaçables en cas d’usure excessive, bref le must.

Seul bémol, il va falloir trouver des adversaires, parce que les duels contre la machines sont d’un ennui mortel. J’y travaille.

P.S. Je mets une photo du monstre en situation dés que possible.

Amélioration

Je viens de trouver un système pour mettre des petites galeries de photos facile à visualiser dans le blog. Du coup j’ai pu mettre beaucoup plus de photos du tremblement de terre sans faire un message de trois page de long.Bonne lecture.

Les commentaires sont toujours le bienvenu.

L’appel du 18 Juin

La semaine dernière, encore, j’étais à un autre concert: Tokyo Ska Paradise Orchestra. Sous se nom à rallonge se cache le plus grand groupe de ska japonais, de renommée internationale (si, si je suis sûr que certains d’entre vous ont déjà entendu parler d’eux). J’avais déjà eu l’occasion de les voir deux fois à Strasbourg et j’ai réussi à obtenir une place pour la fin de leur nouvelle tournée japonais.


Rendez-vous était pris au NHK Hall, grand salle de concert classique de la chaîne nationale du même nom, siège numéroté, deuxième balcon au fond à gauche. Assister à un concert de ska, au rythme plutôt entraînant, assis me laissait un peu sceptique. Heureusement une fois que la musique démarre tout le monde se lève et sautille joyeusement en agitant le(s) bras pendant deux bonnes heures (deux heures c’est vraiment la durée fixe pour toute animation au Japon on dirait).

Deux critiques néanmoins, la qualité des nouveaux morceaux composés, un peu trop rock, pas assez ska, et surtout surtout le volume sonore bien trop élevé qui transformait le moindre solo de guitare ou improvisation au synthétiseur en supplice. Heureusement les grands classiques étaient là toujours aussi efficace pour transformer la salle en marée humaine.

Pikachu ?

C’est vrai que c’est moche le jaune, mais c’est toujours mieux que se déguiser en Pikachu!

Tant pis pour le style.

Moriyama Daido

Hier après midi je suis retourné au Musée de la Photo. Cette fois j’ai pris le pack ‘expositions du moment’ avec les World Press Photos 2008 et une rétrospective de l’œuvre de Moriyama.

Le photo journaliste n’est pas mon sujet de prédilection, mais il faut bien avouer que les photos exposées reflétaient bien les maux du monde, la guerre en première position.

L’œuvre de Moriyama, grand photographe japonais de la deuxième moitié du XXème siècle était par contre beaucoup plus difficile d’approche, même si visuellement moins choquante que l’exposition précédente. Elle fait néanmoins ressortir la question que l’artiste s’est posé tout au long de sa carrière, Qu’est ce que la photographie?

Le temple d’à côté

Le weekend dernier, assez fatigué je me suis contenté de me promener dans le quartier, histoire de m’aérer un peu les neurones. Et voilà t’y pas que je tombe sur un temple, juste à 5 minutes à pied, ‘inconceivable‘.

Corbeaux

L’ennemi public numéro un de la mégalopole japonaise, le nuisible ultime c’est le corbeau.

Vous vous plaignez des pigeons qui roucoulent et ch.. partout, mais le corbeau mes chers amis c’est autre chose. Ils sont gigantesques, faisant passer une dinde de Noël pour une caille, bec sur-dimensionné, œil mauvais et croassent lugubrement du matin au soir. L’ennemi est bien connu, grâce aux nombreux documentaires télévisés sur le sujet: les ornithologues étudiant le comportement social des volatiles, décrivant leur acuité visuelle (faible pour le jaune) et les signes de leur intelligence (mise à profit des automobiles pour ouvrir des noix), les municipalités locales mettant en place des pièges et autres dispositifs de régulation des populations, les sociétés privées d’annihilation de nids chez les particuliers. Rien n’y fait, les bougres connaissent parfaitement les jours et horaires de collectes des déchets ménagers (pourtant réduits à 2h deux fois par semaine) et ce n’est pas la présence d’un filet, la couleur jaune des sacs (sensée rendre le contenu invisible aux yeux des volatiles) ou les faux corbeaux morts en plastique suspendus dans les environs qui les arrêtent. Définitivement le corbeau règne en maître incontesté de l’habitat urbain.

Bonjour la psychose en traversant un parc à la tombée de la nuit où des centaines de corbeaux sont en train de se rassembler.